Maurice Manificat : « Je ne conçois pas d’aller aux Jeux pour autre chose qu’une médaille »

Après Anouk Faivre-Picon, c’est au tour de Maurice Manificat de nous parler de son rêve olympique. Fer de lance de l’équipe de France masculine, il peut briller en skating comme en classique et ira à Sochi pour y glaner une médaille. 

 

Maurice, nous voilà à 100 jours des JO, mais on a le sentiment que les athlètes ne s’y projettent pas totalement encore ?

Oui, pour ma part, je pense surtout au début de la saison de coupe du monde et a bien terminé ma préparation pendant ce dernier mois. L’état d’esprit est à la sérénité, même si on sent poindre le stress à l’approche de l’hiver. Le froid arrive, la neige bientôt, maintenant j’ai hâte que l’hiver commence car la fin d’automne n’est pas toujours facile et agréable pour s’entraîner.

 

Quel est votre rêve olympique ?

De faire une médaille ! Lors de mes premiers Jeux à Vancouver, je pensais déjà à faire une médaille. Les Jeux, je ne conçois pas d’y aller pour autre chose qu’une médaille. C’est la course d’un jour, on sait que tout peut se passer. J’y vais pour me faire plaisir, pour donner tout ce que j’ai. Les Jeux, c’est un événement médiatique monstrueux, dont il va savoir gérer la pression d’ailleurs… Pour moi, c’est aussi la communion du sport, de tous les sports olympiques : ces valeurs me tiennent à coeur.

 

Pourtant, Sochi 2014 véhicule déjà une réputation peu flatteuse…

Oui, ce sont les à-côtés du sport malheureusement. Ce ne seront peut-être pas les Jeux les plus populaires avec le plus de ferveur, même les instances du CIO le disent. Après, ça reste les Jeux, on a envie qu’ils soient beaux et qu’ils sacrent de beaux champions.

 

En fait, le leader de l’équipe, c’est le coach

 

Vous sentez-vous dans la peau du leader de cette équipe de France ?

Non, pas un vrai leader comme l’a été Vincent Vittoz. J’apporte ma pierre à l’édifice, pour essayer de construire une équipe où chacun trouve sa place. On a tous des points forts et des points faibles différents et chacun veut progresser dans tel ou tel secteur un peu à sa manière. Par exemple, le dernier stage de préparation avant les Jeux se fera pour certains en altitude, pour d’autres à Prémanon. Chacun se connaît bien : aujourd’hui, on a ce choix et pour moi, le leader reste en fait le coach. C’est lui qui veille sur l’équipe, qui doit faire en sorte que chacun se sente bien pour donner le maximum. Moi, je suis mon chemin, j’apporte mes conseils et tente d’exprimer ce qui est bon pour mon sport, pour le ski de fond : après, libre à chacun de prendre ou pas !

 

Maurice Manificat lors des mondiaux de Val di Fiemme en février dernier (photo Agence Zoom)

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