Marie-Laure Brunet et ses coéquipières à l’ascension du Passa de Gavia (vidéo)

En prévision de Sochi, station olympique d’altitude, les biathlètes françaises effectuent un entraînement en Italie, près de Bormio. Nous les accompagnons dans l’ascension du Passo de Gavia, col culminant à 2 618 m d’altitude, ce qui en fait le troisième plus haut col routier des Alpes italiennes.

 

2013-06-20_22fa8f91bc1546f.jpg_image_scaler_800x0.jpg

Virages serrés dans l’ascension du col.


Les cinq drôles de dames de l’équipe de France, accompagnées de Laurie Soule d’Andorre, séjournent actuellement dans un petit village juste en dehors de Bormio, en Italie.

Bormio est une nouvelle destination pour les biathlètes tricolores, mais il offre tout le nécessaire pour une excellent entraînement : deux stands de tir à une altitude similaire à Sochi qui doit accueillir les Jeux olympiques de 2014, des sentiers escarpés pour la course et beaucoup de routes difficiles pour le vélo et rollerski.

Sous un ciel ensoleillé et une température autour de 20 degrés, Marie-Laure Brunet et ses coéquipières ont déjà effectué une balade de 17 km, avec en chemin le Passo de Gavia, col culminant à 2 618 m d’altitude, ce qui en fait le troisième plus haut col routier des Alpes italiennes.

L’entraînement sur le pas de tir n’était, ce jour-là, pas une priorité, comme le reconnaît Thierry Dusserre : « Les filles n’effectueront que 30 tirs couché et 30 debout ».

 

Les rues étroites des villages italiens

 

Au cours des premiers kilomètres, la difficulté n’était pas le dénivelé qui était stable mais doux, mais le trafic. Voitures, bus, camions et motos doublaient le groupe sans arrêt. Plusieurs petits villages ont présenté un autre défi ; la route s’y réduisait à une seule voie très serrée, de quoi frôler les portes d’entrée des maisons anciennes en pierre. Marine Boillet a d’ailleurs cassé un ski et a été abandonnée au bord de la route pendant quelques minutes. « Je pense que mes jambes sont trop puissantes », riait-elle. Thierry Dusserre l’a vue, mais il a dû effectuer un petit trajet pour faire demi-tour et lui donner une nouvelle paire de ski-roues.

 

2013-06-20_26bb07515502f8f.jpg_image_scaler_800x0.jpg 

Des paysages époustouflants…

 

Après environ 8 km et 2 300 mètres d’altitude, de splendides paysages alpins, avec des torrents et des sommets enneigés tout autour des alpages fleuris, ont constitué le nouveau décor des Françaises. Personne ne semblait remarquer cet environnement tant Marie Dorin-Habert, Anaïs Bescond et les autres sont restées concentrées sur leurs objectifs. Les athlètes ont été accompagnées par plusieurs centaines de cyclistes qui ont aussi gravi le col.

Les derniers kilomètres du Gavia étaient les plus difficiles avec plusieurs virages très serrés.

 

… que l’on peut enfin admirer

 

Après le panneau 17 km, Thierry Dusserre a garé la camionnette à côté d’une prairie de montagne. Le groupe est sorti des arbres et a effectué les derniers mètres. Défi terminé. Tout le monde était heureux et enthousiaste pour une grande bouteille d’eau et des vêtements secs. «La dernière partie était exactement ce que je voulais pour eux, très raide. La plupart des autres leaders du circuit comme Domracheva sont meilleures que nous dans ces difficiles ascensions. Nos filles ont besoin de ce type d’exercices pour s’améliorer », expliquait l’entraîneur.

En observant le panorama, Marie Dorin-Habert a admis que l’entraînement était “fun”. « C’est vraiment beau », a acquiescé  Marie-Laure Brunet. Puis tout le monde est monté à bord du véhicule pour le voyage retour.

 

Photos et vidéo : IBU et Biathlonworld TV