Marie-Laure Brunet : « ma carrière ne s’arrête pas là »

Samedi, Marie-Laure Brunet a annoncé qu’elle mettait fin à sa saison hivernale. Elle va faire une pause de quelques mois pour mieux revenir, en prévision des Jeux olympiques. Confidences.

 

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Marie-Laure Brunet veut retrouver son meilleur niveau.
Photo : Vianney Thibaut/Agence Zoom 

  

Les championnats du monde de biathlon à Nove Mesto, en République tchèque, sont terminés. Hier, Marie-Laure Brunet, 24 ans, a disputé la mass-start, dernière épreuve de sa saison hivernale. « J’ai besoin de reprendre de la fraîcheur », annonce la biathlète de Luchon qui évolue sur le circuit de la coupe du monde depuis 2008. « Depuis l’âge de 15 ans, je n’ai jamais eu de temps de repos, j’ai besoin d’une parenthèse pour revenir meilleure. »

« Notre Martin Fourcade est malade », ajoute Thierry Dusserre, entraîneur de l’équipe de France féminine: « Son corps a vraiment besoin d’être au repos, trois ou quatre mois. Elle reviendra en juin ou juillet rétablie. Je ne veux plus la voir souffrir. »

Après une préparation estivale réussie, un début de saison prometteur, Marie-Laure Brunet a en effet enregistré de nombreuses contre-performances, ce qu’elle appelle ses « galères ».  Son meilleur résultat en coupe du monde est une 6e place sur la poursuite d’Ostersund début décembre. Double médaillée d’argent (15 km et mass start) l’an dernier, elle finit à la 11e place sur la poursuite. Son meilleur résultat en Moravie. « Je ne me bats pas pour être 20e mondiale », assure-t-elle.

Elle ne s’apitoie pas sur son sort ; elle reste au contraire très lucide et même un peu angoissée à l’idée qu’elle ne va pas faire de sport ces prochaines semaines : « Cela ne m’est jamais arrivé ». D’où se courageuse décision qui lui permettra de recharger ses batteries.

 

« Je ne veux plus la voir souffrir »

 « Ma carrière ne s’arrête pas là, confirme la jeune femme, avec le sourire. J’ai vraiment envie de continuer. En 2014, il y a un grand rendez-vous, les Jeux olympiques de Sochi. Cela me fait rêver. » La Pyrénéenne, victime d’un virus en décembre, a donc choisi de se préserver. Sa coéquipière Marie Dorin-Habert ne cesse de le répéter : « En un an, il peut se passer beaucoup de choses. »

Dès lors,  Thierry Dusserre nourrit « beaucoup d’optimisme pour la fin de la saison et l’année prochaine ».

Aux Mondiaux,  « si Marie-Laure Brunet avait été là, cela aurait changé beaucoup de choses », pense-t-il.

Aussi dresse-t-il un « le bilan mitigé ». S’il est satisfait des médailles décrochées lors du relais mixte, le coach avoue aussi une « frustration » : « On skie plus vite, on s’est rapproché des meilleurs », dit-il. C’est donc sur le pas de tir qu’il faut progresser pour monter sur les podiums. « C’est à moi de chercher la solution ».

 


En vidéo, la réaction de Thierry Dusserre :


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