Après trois mois de pause, Marie-Laure Brunet obtient le feu vert pour s’entraîner

Hier, Marie-Laure Brunet a obtenu le feu vert médical. Après trois mois de « mise au vert », elle peut reprendre l’entraînement. Une bonne nouvelle qui intervient alors que la biathlète avait déjà décidé de participer depuis lundi au stage de l’équipe de France A dans la Drôme.

 

Marie-Laure Brunet 

Marie-Laure Brunet dans la Drôme en début de semaine (photo : Facebook)

 

Marie-Laure Brunet a repris l’entraînement. Elle participe actuellement à un stage dans la Drôme, avec les autres membres des équipes de France A.

Le 17 février dernier, la biathlète des Pyrénées avait été mise au repos. « Ce n’est pas la fatigue d’une seule saison, mais une véritable usure de plusieurs années que nous avons observée chez elle », confiait en mars dernier Nicolas Michaud, patron du nordique en France, à Nordic Magazine.

« Il était évident que j’avais grandement besoin de m’arrêter, mais de là à m’éloigner du sport trois mois… Faut pas rêver non plus ! C’est ce que je me disais à ce moment là ! », raconte-t-elle sur son site Internet.

En définitive, ces trois mois ont vite passé et surtout elle a senti que son corps et sa tête réclamaient cette pause.

 

Avec Vincent Defrasne

 

Mais alors qu’a fait Marie-Laure Brunet de son temps ? Elle est d’abord allée passer trois semaines à Cluses chez Somfy, son partenaire. « Là bas, j’ai travaillé avec Vincent Defrasne pour la fondation Somfy, qui a pour mission de soutenir, créer des actions en collaboration avec des association autour du mal logement. J’ai découvert ce que c’était la vie en entreprise. » Rester huit heures assises devant un ordinateur, c’était nouveau pour elle, tout comme parler de son expérience du moment, qui était encore fraîche et douloureuse, devant 400 personnes, des cadres de l’entreprise. « Ça m’a aidé à faire le point sur la situation et j’ai pu réaliser que mon choix était le bon, que mes ambitions sportives sont intactes. »

Elle est ensuite rentrée dans sa famille des Pyrénées : « j’ai pris du temps pour moi. » Enfin, pour terminer en beauté sa période de repos, elle est partie deux semaine sous le soleil de la Réunion. « A mon retour, j’ai réalisé que c’était bon, j’en avais assez. Ces trois mois, il me les fallait, mais je commençais à bouillir ! »

Mais, pour revenir, il fallait encore un feu vert médical. Cet hiver, la biathlète souffrait d’un « surentraînement avancé ». «J’ai du réaliser de nouveau des tests pour vérifier où j’en étais au niveau de la récupération. Le verdict s’est fait attendre 10 jours, je commençais à tourner en rond et compter les jours », raconte la jeune femme.

Lundi, elle a malgré tout tenu à participer au premier stage FFS de la saison débuté dans la Drôme : « j’ai voulu y aller, alors que je ne savais toujours pas si oui ou non je pouvais m’entraîner. C’est difficile d’être dans l’expectative, et de ne pas pouvoir se projeter… Mais tant pis, j’ai pris mon vélo, mes baskets et ma carabine et je me suis dit : “on avisera…”. »

 

La délivrance

 

Hier soir, c’est Thierry Dusserre, son chef d’équipe, qui lui a donné la bonne nouvelle : tout est rentré dans l’ordre. « Ça fait longtemps que je ne m’étais pas sentie aussi légère ! » « J’espère avoir gagné en sagesse ! », ajoute Marie-Laure Brunet. Surtout que le retour ne s’effectue pas dans n’importe quel contexte : «  Ma vie reprend son cours. Celle d’Emmanuelle Claret s’est arrêtée samedi. Elle a été une grande championne de biathlon et était allée au bout de ses rêves de sportives, championne du monde et vainqueur de la Coupe du Monde la même année. Je n’ai jamais eu la chance de la rencontrer mais elle a fait partie de cette génération qui nous a ouvert la voie. Tous ceux qui la connaissaient m’ont parlé de sa joie de vivre, de sa détermination, de sa volonté. Elle a été admirable jusque dans son dernier combat, perdu, face à la leucémie. J’ai une pensée pour elle et pour son mari, pour ses deux enfants. C’est aussi pour cela qu’il faut vivre et se battre intensément quand on a la chance de pouvoir mener l’existence palpitante du sport de haut niveau. »