Marine Bolliet : «Le travail commence à payer»

Forte d’un très bon début de saison, Marine Bolliet s’installe tranquillement dans le top 20 mondial. La biathlète des Bauges prend les courses les unes après les autres en espérant disputer la mass-start de Pokljuka.

 

Marine Bollliet, vous avez plutôt bien démarré cette nouvelle saison de coupe du monde avec votre meilleur résultat en carrière et la 8e place de la poursuite d’Ostersund. Satisfaite de cette entame ?

Oui aujourd’hui, elle me satisfait pleinement. Mon objectif est d’être régulièrement dans les 20-25. Faire des points le plus souvent possible. Je dois rester sur ce que je peux faire. Je suis passée à côté de mon sprint jeudi mais je ne dois pas m’arrêter sur cette course et continuer à rester dans mes marques, ne pas trop cogiter car passer à côté d’une course ça arrive. Je sais que je dois lâcher prise et faire confiance au travail fait en amont. Je dois viser le plaisir, serrer les boulons et faire ce que je sais faire. A Ostersund, j’ai vécu la poursuite en étant dans le moment présent, en me concentrant sur ce que j’avais à faire et le résultat est arrivé.

 

Vous débutez là votre cinquième année en coupe du monde et paraissez plus relâchée sur la piste comme derrière la carabine. Y a-t-il eu un déclic depuis Ostersund ou est-ce là une évolution logique de votre niveau ?

Je pense que ça fait des années que je travaille et que ça commence à payer un peu maintenant. Le “lâcher prise”, à savoir ne pas trop penser à la place finale, m’aide à performer davantage. J’ai envie que ça paye.

 

L’émulation fait du bien au groupe

 

Cet hiver, l’absence des deux “anciennes” leaders Marie-Laure Brunet et Marie Dorin-Habert (bientôt de retour) ont rebattu les cartes dans le collectif dames. Comment vous sentez-vous dans ce nouveau groupe avec Enora Latuillière, les deux Anaïs, Sophie Boilley ou même votre voisine de Savoie Justine Braisaz ?

Ça a fait un gros changement dans l’équipe ! Au niveau de l’ambiance, elle est très bonne, comme depuis toujours que je suis en équipe. L’arrivée d’Enora ou Justine apporte de l’émulation, du niveau et c’est ce qui tire vers le haut tout le monde. L’an passé, l’arrivée d’Anaïs m’a reboosté. C’est vraiment l’effet de groupe positif. Chacune y met du sien.

 

Y a-t-il un effet Julien Robert ?

Forcément un peu ! Tout le monde participe à cette dynamique, y compris l’entraîneur. J’avoue que je ne m’attendais pas à de telles performances de toute l’équipe. Le podium d’Anaïs la semaine dernière a fait du bien, ça donne plein d’entrain et d’envie.

 

Quels seront vos objectifs principaux cette saison ?

J’espère rester dans les points pour courir la mass-start de dimanche. On verra bien… La mass est vraiment une belle opportunité de courir avec les meilleurs et souvent de prendre conscience de son vrai niveau. En cela, c’est souvent des “courses déclic” !

Si jamais je ne cours pas, je me préparerai pour la suite. Mes objectifs resteront les mêmes : rentrer dans les points et mettre les balles. Je prends vraiment chaque course l’une après l’autre, rester dans le moment présent.

 


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