Martin Fourcade auditionné au Sénat

Le numéro un mondial du biathlon Martin Fourcade a été auditionné fin avril au Sénat par la commission d’enquête sur l’efficacité de la lutte contre le dopage. Il n’y va pas par quatre chemins. Morceaux choisis.

 

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Martin Fourcade dit être l’un des Français les plus contrôlés en 2013.

 

Présidée par le sénateur du Doubs Jean-François Humbert, la commission d’enquête sur l’efficacité de la lutte contre le dopage a auditionné fin avril Martin Fourcade, n°1 mondial du biathlon cet hiver. Morceaux choisis.

 

Martin Fourcade :

« J’appartiens à une génération qui a déchanté depuis quinze ans quand des scandales ont éclaboussé les sportifs qui l’avaient fait rêver (…). Bien qu’il fasse l’actualité presque quotidiennement, je n’ai jamais été confronté personnellement au dopage, ni de près ni de loin. Je n’ai été témoin d’aucune allusion au dopage dans mon entourage. Je suis une preuve parmi tant d’autres que l’on peut être champion du monde et médaillé olympique sans tricher (…). Avec plus de vingt contrôles urinaires ou sanguins ces quatre derniers mois, je crois pouvoir me vanter d’être l’un des athlètes les plus contrôlés de France en 2013. »

 

«  Ni le ski de fond ni le biathlon ne sont épargnés par le dopage, dont il y a eu des cas avérés. Certains sports, plus techniques, n’y poussent certes pas spécialement. Dans le football ou le rugby, l’endurance n’est pas si importante que dans le ski de fond. Si dopage il y a dans ces disciplines, il est motivé par d’autres facteurs. Le tir de précision, activité qui fait partie du biathlon, est une discipline plutôt préservée. »

 

Deux ans de suspension, ce n’est rien
pour quelqu’un qui n’a rien à perdre”

 

M. Jean-Jacques Lozach, rapporteur de la commission.

Vous avez dit ne vous être jamais dopé. Est-ce le suivi médical dont vous bénéficiez qui vous a soustrait à la tentation ? Dans l’affirmative, est-il le fait de votre médecin traitant, de celui de votre club, ou de votre fédération ?

 

Martin Fourcade.

Ce n’est pas la raison principale. Mon éducation et mon entourage m’ont préservé du dopage. Je bénéficie néanmoins d’un suivi médical régulier. La fédération française de ski m’impose deux visites médicales par an, et mon employeur, l’armée de terre, une visite annuelle, au centre national sportif de Fontainebleau.

 

« Avec les sanctions financières, c’est je crois la meilleure solution pour lutter efficacement contre le dopage. La consommation de substances interdites est répréhensibles pénalement, pourquoi en irait-il différemment dans le sport ?

Deux ans de suspension, ce n’est rien pour quelqu’un qui n’a rien à perdre, ou qui cherche à sortir de la misère de son pays en trichant. »

 

Il y a beaucoup d’argent à gagner
dans le ski de fond et le biathlon”

 

« Il faut interdire à ces personnes de poursuivre une carrière dans le milieu sportif. On n’a jamais vu un pédophile avéré rester instituteur. »

 

« Contrairement à une idée reçue, il y a beaucoup d’argent à gagner dans le ski de fond et dans le biathlon, en décrochant une bonne place en coupe du monde, en attirant les sponsors : dans ma discipline comme dans d’autres, gagner rend riche. Cependant, dans les pays occidentaux au moins, le dopage est davantage une histoire d’ego que d’argent. En Chine ou dans les pays de l’ex-URSS, le dopage est plus souvent un moyen de mettre sa famille à l’abri.» 

 

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