Martin Fourcade « espère être à la hauteur au Grand-Bornand »

BIATHLON – Troisième de la poursuite après un superbe mano à mano face à Johannes Boe lors de la poursuite d’Hochfilzen, Martin Fourcade est satisfait de sa régularité, mais pas de dernier son tir aujourd’hui. Le numéro un mondial se projette déjà vers Le Grand-Bornand.

 

  • Martin Fourcade, quel bilan dressez-vous de ce week-end de compétition à Hochfilzen ?

Globalement, ça reste plutôt positif avec un cinquième podium en cinq courses. Les sensations sur les skis sont correctes puisqu’il y a eu match avec Johannes Boe sur toute la course. Ensuite, je ne vais pas me mentir, mon dernier tir a été très mauvais même si le reste n’est pas à jeter, loin de là. Je suis un peu sorti de ma course sur ce dernier tir : lui signe un tir stratosphérique à 5/5 en 20 secondes et moi, je n’ai pas réussi à rester dans mes marques. Il était dans un grand jour et un peu plus solide que moi aujourd’hui mais je n’ai pas envie d’y voir un côté “combat mental perdu”. C’est plutôt un combat technique perdu qu’il a réussi à me faire perdre.

 

  • Cette régularité au plus haut-niveau prouve que les choses sont en place de votre côté…

Oui car c’est de la régularité au plus haut-niveau même si j’aurais aimé gagné plus. ça aurait pu être le cas sur le sprint d’Östersund par exemple où je perds par 7 dixièmes. Par rapport à Johannes, le bilan est un moins bon en nombre de victoires. Sur ce week-end, il me bat à la loyale, il faut l’accepter et travailler avec ça. Mais je retiens que je me sentais mieux que le week-end dernier. Je me demande aussi combien de temps Johannes va pouvoir tenir cette forme, voir l’augmenter. Je vais continuer de travailler avec sérénité, par comme aujourd’hui (!) pour espérer encore de belles choses.

 

Je n’ai pas envie d’y voir un côté “combat mental perdu”

 

  • Avoir un adversaire de ce niveau vous booste-t-il ou vous agace-t-il ?

A part l’an passé, j’ai eu sur les autres années des adversaires de très haut-niveau avec Emil Svendsen de 2012 à 2014, Anton Shipulin en 2015 ou Simon Schempp en 2016… Mais oui ça me motive et je suis loin d’être résigné. Hier sur le sprint, en finissant fort, je suis revenu à une dizaine de secondes et pas vingt de retard comme j’avais à la sortie du debout…

 

  • Qu’attendez-vous des épreuves de la coupe du monde du Grand-Bornand, à domicile ?

Ça avait été assez intense pour moi il y a trois ans. J’avais fini assez épuisé. C’est quelque chose qu’on connaît moins que notre concurrence finalement. J’attends seulement de continuer sur ma lancée, de faire des courses propres mais je sais que ce sera difficile. Ça va être un joli défi et j’espère être à la hauteur et j’ai envie d’y aller sans presser les choses mais en essayant d’être plus serein et concentré sur ce que je dois faire. C’est l’attitude qui m’aidera le plus dans cette envie de bien faire à domicile.

 

  • Demain, vous ne serez pas aligné sur le relais ce dimanche. Besoin de souffler ?

La décision de mettre au vert le Français le mieux placé au général sur ce relais a été prise en octobre. J’ai la chance que ce soit moi. C’est important pour moi d’avoir ces quelques jours pour retrouver ma famille car voici un mois qu’on est parti déjà. J’ai besoin de ménager cette saison qui sera longue et à titre personnel, c’est la meilleure décision. Pour l’équipe, on est concentré sur un relais en particulier cette saison, les autres serviront de préparation. Je ne cours pas celui là mais d’autres passeront leur tour une prochaine fois.

 

Photo : NordicFocus

 

 

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