Maurice Manificat… dans La Maille du filet

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CHRONIQUE – Tous les athlètes redoutent de tomber dans La Maille de son filet. Chaque jeudi, Clément Mailler ne les épargne pas quand il s’agit de leur poser les bonnes questions. Point d’échappatoire pour eux : ils doivent répondre. Victime du jour : Maurice Manificat.

 

C’est l’homme qui ne s’arrête jamais, qui a constamment l’esprit en ébullition et qui a le plus large choix de photos de course pour le récent #uglyskiingface. L’ingénieur informaticien attitré de l’équipe de France de ski de fond qu’il aurait pu être dans une autre vie n’a pas buggé en répondant aux questions de La Maille du filet. Voici le Manificat au chant lexical !

 

 

  • Toutes les photos de toi en compétition qu’on trouve sur internet, tu fais la grimace ! C’est flatteur parce qu’on voit que tu te défonces en course ou ce n’est pas flatteur parce qu’il n’y en a pas une de bien ?

(Rires) C’est vrai que le problème, c’est que la plupart du temps les photos de moi c’est en course… et en course que je sois dans le dur ou pas j’ai toujours un rictus. J’ai toujours eu ça et maintenant les gens dans les commentaires disent « ah on ne sait pas si il n’est pas bien». On va dire que c’est un piège pour faire croire à mes adversaires que je suis dans le dur (rires) ! C’est comme ça, je suis comme ça, on se montre tel qu’on est. C’est aussi ça le sport. Je me donne à fond tout le temps comme tu dis, et c’est sûr que je préférerais avoir un rictus du sourire comme Martin Fourcade.

 

  • Tu es né à Sallanches, tu as été au team de Haute Savoie, tu as un bandeau du Vercors après avoir eu Agy, ta résidence affichée sur la FIS est Thyez… bref tu viens de partout ou de nulle part ?

(Rires) Oui, c’est vrai j’ai l’habitude de dire que je suis un citoyen de France, je représente la France. Globalement, je suis fier d’être de la région Rhône-Alpes, dans les Alpes, dans la montagne. Après certains m’accusent de manger à tous les râteliers (rires) Mais non, je reste affilié à mon club d’origine d’Agy qui est un petit club, mais je suis fier ! C’est vrai que j’ai un parcours pas commun, mais qui vient d’un petit club qui touche des gamins de la vallée, et je suis affilié au Vercors car maintenant j’habite là et ils étaient intéressés d’en faire la promotion.

 

  • Des blagues et allusions sur ton nom ça arrive souvent ?

Oh si si ! Mon premier souvenir quand j’ai eu un article dans le journal le titre était « Maurice le magnifique ». Donc ça, ça revient très souvent, c’est facile ! Réutilisé plusieurs fois, voilà c’est ce qui domine. Comme là je suis en train de regarder la série « Viking », ils ont tous des noms « de fer » ou autre… « Le Magnifique » ça me fait un nom en plus du nom ! Sinon… mise à part que les gens veulent mettre un « G » à mon nom…

 

  • D’ailleurs Manificat avec un « g » ça donne « magnificat ». On te l’a déjà sorti ?

Ah ben si si ! (rires) Par exemple avec ma grand-mère qui est très religieuse, j’ai eu un enseignement catholique… Je vois qu’il y a beaucoup de personnes surtout âgées qui ne suivent pas le ski de fond mais qui, du coup, regardent mon nom dans les articles. Ils associent ça à la religion et au chant religieux. Et même pas qu’en France d’ailleurs, en Italie par exemple, et c’est assez marrant !

 

  • Certains de tes coéquipiers m’ont dit que tu étais assez « geek ». Ça fait partie de ton rôle d’athlète ou vraiment que pour du réseau social perso et jeux ?

(Rires) Oui j’avoue que je suis un geek ! Réseaux sociaux, ce n’est pas mon truc. Mis à part Twitter, j’ai un peu de mal. Je ne suis pas geek au sens des jeunes d’aujourd’hui, je suis un geek à l’ancienne ! J’adore les jeux vidéos et dans une autre vie j’aurais aimé faire « gamer », avec le e-sport qui se développe, si ça se trouve j’aurais pu faire ça ! (rires) Depuis tout jeune et dès que j’ai eu mon premier ordinateur, je suis fan des jeux, ce qu’on appelle les RPG (ndlm : jeux vidéos de rôle) comme « Rainbow six », « Call of duty »… je n’ai plus le temps d’y jouer malheureusement… et heureusement aussi. À l’époque avec les autres de l’équipe, comme Yann Soubeyran, on était un peu tous geeks. Je suis geek aussi dans le sens bidouilleur, je suis le réparateur attitré de l’équipe de France.

 

  • Est-ce la raison pour laquelle tu ne dors pas beaucoup ?

Ouais ouais, c’est vrai que je suis un couche tard (rires) ! Je peux rester sur l’ordi à chercher des choses, m’occuper de mon blog, création d’image… je m’occupe de mon site aussi et j’aime bien modifier les codes html… j’aime bien ça et c’est source de couche tard !

 

  • Ne pas beaucoup dormir est peut-être une des raisons pour laquelle tu es constamment en train de chercher de nouvelles choses, des idées te viennent…

Ouais…. Je suis surtout quelqu’un qui ne peux pas rester à rien faire. Je ne sais pas ce que c’est l’ennui, je ne peux pas rester à rien faire vraiment, à part quand je suis malade… Toujours quelque chose à faire, et mon cerveau est constamment en activité. C’est vrai que c’est une qualité, mais aussi un défaut car ça prend de l’énergie… mais je suis comme ça.

 

  • Le fait que ta trouvaille de relier le Grand Bornand à La Clusaz en ski de fond existe déjà, ça t’a mis un coup au moral ou juste une excuse pour tes coéquipiers de te chambrer ?

(Rires) Ah ça oui ! Je me suis fait prendre à revers avec ça (rires) ! Je ne connais pas assez les Aravis, donc je pensais que ça n’existait pas. C’est pareil, je suis un peu partout et, des fois, je me dis qu’il pourrait y avoir une piste ici, faire ça ou ça… J’adore mon sport mais tourner en rond ça va un moment ! Je le fais pour l’entrainement, mais l’essence du ski de fond c’est partir dans la « pampa ». J’aimerais qu’il y ait un Tour de ski à l’image des tours cyclistes d’un point A à un point d’arrivée.

 

  • Si on doit te voir dans une émission télé, plutôt « Pékin express » ou « Fort Boyard » ?

Ah pff… j’avoue que je suis assez casanier, donc j’ai du mal à bouger mais pourquoi pas Pékin Express. Mais Fort Boyard, si c’est pour me foutre dans les araignées… pas possible ! Surtout que je ne suis pas un casse-cou, donc quand il faut sauter à l’élastique dans l’eau… je regardais quand j’étais petit et ça me faisait rêver, mais dans le sens de voir les autres (rires) !

 

  • Et enfin tu penses à quoi là tout de suite ?

 Euh… à être en forme et rétabli pour la course de samedi (ndlm : le skiathlon des championnats du monde de Seefeld). Je suis malade mais comme un lion en cage et j’espère pouvoir lâcher les chevaux !

 

Photo : Nordic Focus Photo Agency

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