Mondiaux de Seefeld : les ambitions tricolores

SKI NORDIQUE - Du 19 février au 3 mars 2019, la planète ski nordique vivra au rythme des championnats du monde de Seefeld en Autriche.
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SKI NORDIQUE – Après Falun 2015 et six médailles décrochées, puis Lahti 2017 couronné d’une breloque, quelles sont les ambitions de l’équipe de France de ski de fond, combiné nordique et saut à ski pour les mondiaux de Seefeld ?

 

La grande fête mondiale du ski nordique aura lieu dès le 19 février, en Autriche. 20 Français(es) seront alignés sur les épreuves de ski de fond, combiné nordique et saut à ski. Après des mondiaux de Falun 2015 marqués par six médailles (une en or, deux en argent, trois en bronze) puis ceux, plus compliqués, de Lahti 2017 (une médaille de bronze), les bleus rêvent de rapporter un excédent de bagages d’Autriche d’ici le 3 mars, date de clotûre des Mondiaux de Seefeld.

Passage en revue des ambitions d’une équipe de France aux multiples talents…

 

Du talent chez les fondeurs

Du côté du ski de fond, les hommes des entraîneurs François Faivre, Alexandre Rousselet et Cyril Burdet ont de sérieux arguments à faire valoir, tant individuellement que collectivement.

Sur le sprint libre d’abord. Même si le dernier week-end de coupe du monde ne s’est pas passé au mieux pour les sprinteurs, ils ont encore l’étape de Cogne pour peaufiner les détails d’une préparation qu’ils ont d’ailleurs réalisée sur le site des mondiaux.

Lucas Chanavat (FRA), Johannes Hoesflot Klaebo (NOR), Calle Halfvarsson (SWE) lors du sprint disputé à Seefeld  en 2018 – Modica/NordicFocus.

 

L’an passé, sur l’épreuve de coupe du monde autrichienne, Lucas Chanavat, qui apprécie le site, était monté sur le podium derrière Johannes Klaebo. Le Norvégien, numéro un mondial, visera le seul titre qui manque à son déjà énorme palmarès. Mais Renaud Jay, Baptiste Gros et Richard Jouve ont aussi les armes pour se mêler à la bagarre. Y compris sur le sprint par équipes en classique où un distanceur pourrait, comme lors des JO, composer avec un sprinteur.

Chez les distanceurs justement, l’ambition sera élevée dans le sillage du chef de file Maurice Manificat, vainqueur cet hiver. Certes c’était sur son format préféré du 15 km libre (alors qu’un 15 km Cl est programmé à Seefeld), mais le skiathlon, le 50 km libre et le relais seront les principaux objectifs du groupe distance. Jean-Marc Gaillard, Adrien Backsheider, Manificat et Clément Parisse, médaillés aux Jeux de Pyeongchang, rêvent d’une nouvelle consécration collective. Mais rien n’est encore écrit dans la composition des équipes où le champion du monde U23 Jules Lapierre, meilleur Français du Tour de ski, pourrait s’inviter.

 

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Jules Lapierre réalise un hiver exceptionnel marqué par son titre mondial U23 sur le 15 km – JWSC2019 /kuva Janina Pitkänen

 

Chez les dames, Delphine Claudel et Anouk Faivre-Picon défendront leurs chances sur tout ou partie des épreuves individuelles, faute de pouvoir disputer un relais.

 

Quid du combiné nordique français ?

Le combiné nordique français a connu un début d’hiver compliqué. Tant sportivement qu’humainement. La crise interne a d’ailleurs débouché sur la démission de l’entraîneur Fred Baud et le retour d’Etienne Gouy. Le coach du Vercors s’était donné une mission : rétablir une cohésion de groupe avant les mondiaux où seront alignés deux générations : François Braud et Maxime Laheurte d’un côté, Antoine Gérard et Laurent Muhlethaler de l’autre.

Antoine Gérard (FRA) lors de la coupe du monde de Chaux-Neuve (FRA) – Volk/NordicFocus.

Sportivement, les Français n’ont pas démérité, mais les résultats et leur classement au général de la coupe du monde laissent très difficilement imaginer une breloque individuelle. Un top 10 paraît davantage jouable… Toutefois, avec un jour parfait au tremplin pour chacun des quatre mousquetaires, la médaille collective reste envisageable avec d’autres nations comme l’Autriche, le Japon, l’Allemagne ou la Norvège.

 

Saut : une génération pour apprendre

Du côté du saut à ski, la délégation bleu-blanc-rouge est très jeune. Léa Lemare 23 ans, Lucile Morat 18 ans, Océane Avocat-Gros 22 ans et la petite dernière Joséphine Pagnier 17 ans (qui a découvert la coupe du monde à Prémanon en décembre), sans oublier, côté masculin, Jonathan Learoyd, 18 ans, auront à coeur d’apprendre et de s’aguerrir lors de ces championnats du monde.

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Joséphine Pagnier (FRA) dans le ciel de Prémanon (FRA) –  Thibaut/NordicFocus.

Si le bilan exceptionnel de Falun semble hors de portée, les Français peuvent légitimement viser deux voire trois médailles sur ces mondiaux. Réponse le dimanche 3 mars à l’issue du 50 km skate, dernière épreuve qui promet d’être très disputée sur la piste autrichienne où avait brillé l’an passé Dario Cologna !

 

Photos : Nordic Focus photo agency

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