Nicolas Michaud, invité exceptionnel de Nordic Magazine (2/4)

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Aujourd’hui, Nordic Magazine publie une longue interview de Nicolas Michaud dans laquelle le directeur national du ski nordique à la Fédération française de ski dresse le bilan de la saison 2012-2013 sans langue de bois.

 

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Nicolas Michaud, à droite, avec Stéphane Bouthiaux, entraîneur de l’équipe
masculine de biathlon (Photo : Vianney Thibaut/Agence Zoom)

 

Nicolas Michaud est directeur national du ski nordique. Le Jurassien est l’invité exceptionnel de Nordic Magazine tout au long de la journée. Il nous a reçu dans son bureau de Prémanon, mardi matin. Les exploits de Martin Fourcade et Jason Lamy Chappuis, l’hiver compliqué de Maurice Manificat et Marie-Laure Brunet, les difficultés du saut tricolore… Tous les sujets sont abordés sans langue de bois.

 L’interview sera publiée en quatre parties. 

 

SOMMAIRE

8 h : Un hiver prometteur pour Sochi
12 h : Martin Fourcade : son avenir en équipe de France 
15 h : Les secrets de Jason Lamy Chappuis
18 h : Maurice, Marie-Laure, Vincent : ce qu’on attend d’eux 

 

Martin Fourcade : son avenir en équipe de France

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Martin Fourcade devant le public à Nove Mesto (Photo : Vianney Thibaut/Agence Zoom)

 

Martin Fourcade a aussi des ambitions en ski de fond. Souhaitez-vous qu’il participe au relais français à Sochi ?
Oui. C’est d’ailleurs ce que l’on souhaitait cet hiver. A Ruhpoldhing, aux Mondiaux de 2012, Martin m’avait dit vouloir aller à Val du Fiemme l’année suivante sur la petite distance et le relais. Il avait étudié le calendrier, c’était possible. Il était prêt à faire l’impasse sur Oslo, en coupe du monde de biathlon. Au début de l’hiver, on s’est revu à Hochfilzen. Sa participation était toujours d’actualité, mais on s’était mis d’accord pour faire le point à Nove Mesto. Il s’agissait d’évaluer sa forme car j’avais dit : Martin en forme, on ne discute pas sa sélection. Sauf que le contexte a changé : Martin avait des points d’avance pour le Gros globe de cristal et c’est devenu l’objectif. Il a voulu assurer, j’ai respecté son choix. On ne savait pas qu’Emil Hegle Svendsen ne serait pas présent à Oslo. Si nous avions eu l’information, je pense que Martin serait venu à Val di Fiemme.
Ça a été une déception pour le monde du fond qui voyait d’un bon œil l’arrivée de Martin.

Raison de plus pour qu’il soit présent à Sochi ?
Oui, on souhaite l’avoir dans le relais à Sochi. Nous serons présents en Russie pour décrocher des médailles et nous pensons qu’avec Martin, nous disposons d’une philosophie différente dans le choix des compétiteurs aux côtés de Maurice Manificat et Jean-Marc Gaillard. Avec un skateur de son niveau, nous pouvons prendre des risques, initier des stratégies différentes tout en étant plus forts. Ceci dit, nous devons être vigilants. Martin est un biathlète et le biathlon sera sa priorité.

« Sochi sera la fin d’un cycle. Si je veux continuer, il me faudra un nouveau souffle », a déclaré Martin Fourcade. Comment la Fédération française de ski peut-elle répondre à ses attentes ?
Quand un athlète obtient un palmarès exceptionnel, il a besoin de nouveautés. Je l’ai observé avec Jason. Par exemple, il a changé de skis. Martin est dans cette logique. Son souhait de vouloir aller dans le ski de fond répond à cette volonté de se remettre en question. Oui nous entendons les projets de ces athlètes de très haut niveau qui ont conscience qu’ils doivent énormément au groupe auquel ils appartiennent, au staff qui lui suit.

On lit que Martin Fourcade veut partir s’entraîner en Norvège.
Oui, Martin Fourcade aime bien la Norvège, oui il envisage y passer un été avec son amie, mais il n’a jamais dit vouloir quitter la France et l’équipe de France. 

 

> La suite de l’entretien à 15 h.