Nicolas Michaud : « Une année post-olympique impose plus de changements dans les équipes »

Nicolas Michaud, le directeur du nordique français, revient en détails sur les compositions des équipes de France de ski, biathlon, saut et combiné. Et justifie ses choix en termes de stratégies, de recrutement ou encore de transversalité dans les disciplines nordiques. Interview sans langue de bois…

 

 

Nicolas Michaud, la fédération française de ski a dévoilé aujourd’hui et hier les collectifs des équipes nationales de biathlon, ski de fond, combiné nordique et saut spécial. N’aviez-vous pas prévu, dans un premier temps, de les diffuser plus tôt ?

Nous non ! Après une année olympique, on devait prendre du temps car une saison post-olympique impose souvent plus de changements. On cherche à constituer les collectifs pour quatre ans, les construire pour une nouvelle olympiade. Cela demande du temps si on veut faire les choses bien. Il n’est jamais facile de sortir des gens, c’est le côté difficile de la chose. Il faut aussi recruter les gens. On a pris le temps de faire une partie bilan pour voir clair pour la suite. Depuis trois semaines, on est sur la nouvelle constitution des équipes. Les alpins, qui ont sorti leur liste très tôt, ont peut-être participé à ce sentiment de retard ressenti par certains.

 

La promotion interne a fonctionné à plein avec Lois Habert qui prend en charge le groupe IBU, Julien Robert le groupe dames et François Faivre qui gèrera le groupe de fond A en distance. Est-ce une façon de récompenser “les bons élèves” ?

Oui et non : on cherche à prendre les meilleurs là où les besoins se font sentir. J’ai fait les groupes d’athlètes pour ensuite faire naitre les besoins en termes de coachs. Il nous faut trouver les bonnes personnes. Stéphane Bouthiaux passe chef d’équipe hommes et dames par exemple, car il peut jouer un rôle moteur sur la programmation physique des filles, en lien avec Julien Robert. Ce dernier est un choix logique puisqu’il était déjà pressenti il y a deux ans avec Thierry Dusserre au poste d’entraîneur des dames. Quant à Loïs Habert, on pense qu’il est un bon entraîneur et qu’il peut prendre des places plus haut et s’épanouir dans ce rôle.

 

Ça fait quelque temps qu’on est au milieu du guet sur le sprint

 

Quelles sont vos attentes de ces nouvelles “recrues” ?

Il faut injecter du sang neuf, inclure de nouvelles personnes. Les stratégies sont assez claires en lien avec les chefs d’équipes. On veut axer la préparation sur la musculation par exemple, raisonner en termes de filière pour toutes les disciplines du nordique. Inclure de la transversalité quand c’est possible, faire plus de stages communs avec les équipes de France en juin à Prémanon pendant quinze jours, développer des programmes ensemble, discuter et échanger pour progresser sur des détails. Franck Badioux interviendra en stage avec les biathlètes, notamment au premier stage au Puy-en-Velay (dès lundi), pour des conseils en tir de précision.

 

Cette évolution correspond-elle aussi à une pression budgétaire ?

Oui, c’est évident. Tous les stages qu’on pourra faire à la maison se dérouleront à Prémanon. On ira à l’étranger que si la plus-value est importante comme le tunnel d’Oberhof par exemple. Ce qui m’embête vraiment, c’est d’avoir dû supprimer le Plan national jeunes qui créait du lien entre les Régions et les jeunes sportifs talentueux…

 

> La suite de l’entretien

 

1 Comment

  1. nicole

    18/05/2014 à 22 h 19 min

    Quelle injustice, pour jacquemine baud qui termine sa saison en beaute,.de lui imposer une telle sanction aurat t elle le mental pour rebondir…… dur dur le sport et ses selections

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