Restez en contact avec Nordic

Qu'est-ce que Nordic peut faire pour vous ?

Paul Goalabré : retour sur un sacre européen

Le fondeur du Queryas Paul Goalabré termine la saison en beauté. Il a remporté dimanche à Chamonix le général de la coupe d’Europe. Retour sur une saison très riche.

 

 

Vous voilà vainqueur de la coupe d’Europe de ski de fond. Un sacre que vous avez vécu sur le sol français, de surcroît. On vous imagine heureux.

L'article continue sous la publicité
pub

Finir le coupe d’Europe en France était un beau programme. L’année dernière, Chamonix avait déjà était un bon week-end pour moi, donc pouvoir remettre cela cette année fut un plaisir.

 

Tout s’est joué à Chamonix, où vous n’avez laissé aucune chance à l’Allemand Marcus Weeger, autre prétendant au titre. Racontez-nous vos courses ?

Effectivement tout s’est joué sur Chamonix, mais j’ai attaqué le week-end très décontracté. Je savais que le maillot était jouable mais j’ai préféré penser aux courses, voir ce que ça allait donner après le coup d’envoi.

Donc sur le prologue classique, nous, tous les Français, avons fait le choix de partir en poussée avec des skis de skate, ce qui a fait la différence avec six tricolores dans les 7 premiers et un joli triplé.
Cette première course m’a montré que j’avais la forme, mais rien n’était fait car, avec le format mini-tour, ce sont les distances les plus importantes.
Le lendemain, pour le 15 km skate, je suis parti fort, je n’avais pas trop d’informations sur mes adversaires en partant à la seconde position, j’ai fait ma course au mieux. J’ai réussi à aller chercher la gagne, même avec un petit coup de moins bien dans le second tour, ce qui m’a mis la pression avec Ivan [Perrillat-Boiteux].
Puis, pour finir le mini-tour, je partais en tête sur le 15 km classique avec 11 secondes d’avance sur Ivan et 19 sur le Suisse. L’Allemand qui avait le maillot était déjà loin dans le classement, donc le maillot était jouable, mais d’autres prétendants pouvaient l’avoir comme Richard Jouve ou les Italiens. Donc ma dernière course était plus de la gestion. Ainsi j’ai skié un maximum pour assurer le podium, pour que les concurrents au maillot ne puissent pas revenir sur nous.

L'article continue sous la publicité
pub

 

 

Paul Goalabré

 

Vos performances à Campra, en Suisse, ont également été déterminante puisque vous y aviez remporté deux compétitions ?

Effectivement les compétitions de Campra ont été déterminantes car avec les formats mini-tours, c’est sur ces étapes que l’on remporte le maximum de points pour le classement général. Aussi ce week-end m’avait replacer à la troisième position.

L'article continue sous la publicité
pub

 

A posteriori, avoir faire l’impasse sur Hochfilzen et Rogla a-t-il joué en votre faveur ?

Pour Hochfilzen, je ne me suis pas trop posé de questions, car je voulais jouer un maximum sur la coupe du monde. Avec mon maillot de l’année dernière, j’avais ma place nominative, donc je voulais sortir des grosses courses et m’habituer au circuit. Pour Rogla, ça a été plus compliquer : jouer le classement général ou préparer la coupe du monde de Lahti. J’avais pris l’option de préparer Lahti. Après je pense que d’arriver sur la dernière étape en « outsider » permet d’etre détendu. Avec l’expérience de l’année précédente, où javais le maillot, mon dernier week-end avait été limite. Donc je pense que ces impasses ont été bénéfiques…

 

En janvier, vous avez disputé la coupe du monde à Rybinsk. Vous terminez à la 15e place du sprint. C’était mieux qu’à Davos. Qu’est-ce qui a différencié ces deux étapes ?

L'article continue sous la publicité
pub

Les deux étapes étaient très différentes. Déjà au niveau du profil de la piste, Davos est une piste plutôt plate qui demande beaucoup de puissance, alors que Rybinsk avait une belle montée, ce qui me convient mieux.

J’ai abordé Rybinsk différemment, avec l’expérience que j’ai pu me faire au cours du mois de décembre sur les différentes étapes, je savais un peu mieux comment agir pour aller jouer devant.

 

Vous évoluez à la fois sur les sprints et des distances plus longues. Comment vous préparez-vous pour assurer cette polyvalence ?

Cette polyvalence me demande de m’entraîner un peu sur tout les fronts. Cela se prépare surtout l’été et l’automne avec les séances spécifiques et les intensités. Je garde un maximum de diversité ; à la place de faire deux séances d’intensité type chrono, je vais faire une chrono et un plus typé sprint comme vitesse ou lactique.

L'article continue sous la publicité
pub

Puis quand vient l’hiver, le calendrier, les sélections ainsi que les choix personnels dictent un peu la façon dont vont évoluer les choses. Mais tout se fait en essayant de jouer un maximum sur les deux tableaux. Les étrangers y arrivent très bien, pourquoi pas nous ?:-)

 

Quels sont maintenant vos objectifs pour la fin de la saison ?

Pour le fin de saison, il reste encore de belles compétitions, avec les championnats de France des clubs, le week-end prochain. Ce qui permet de représenter mon club mais aussi de courir avec les jeunes.

Puis après direction Boden en Suéde, pour les championnats du monde militaires. Je vais courir normalement le Team Sprint et le 15 km skate. Deux belles courses qui, je l’espère, vont me sourir, car l’armée nous permet de vivre notre sport, et ces championnats sont la meilleure manière de les remercier.
Et pour clôturer la saison, on va finir à la Féclaz, avec les championnats de France. Je serais au départ du skiathlon et du relais comité si la forme est présente.

L'article continue sous la publicité
pub

 

Photo : Agence Zoom

Cliquez pour commenter

Leave a Reply

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Ski de fond, Biathlon, Saut à ski, combiné nordique, ski nordique, rollerski, coupe du monde, Nordic Magazine
Biathlon, Ski de fond, Ski nordique, Saut à ski, Saut spécial, Combiné nordique, Nordic Magazine, Sports d'hiver

A LIRE AUSSI

Ski de fond

Tous les jours, Nordic Magazine retrace la saison 2020/2021 des fondeurs français à travers 10 clichés. Ce mercredi, l'hiver du Bornandin Lucas Chanavat est...

Ski de fond

En Lettonie, c'est une fondeuse, Patricija Eiduka, qui a été élue athlète de l'année.

Ski de fond

A 28 ans, le Suédois Andreas Holmberg, qui évoluait sur la Visma Ski Classics, a décidé de mettre fin à sa carrière.

Ski de fond

Ski de fond : Marie Dusser, vainqueur en titre chez les dames La nouvelle saison de ski de fond redémarre le week-end prochain. La...

Ski de fond

Tous les jours, Nordic Magazine retrace la saison 2020/2021 des fondeurs français à travers 10 clichés. Ce mardi, l'hiver du Jurassien Valentin Chauvin est...

Ski de fond

17:34. En fin de semaine dernière, les anciens fondeurs autrichiens Max Hauke et Dominik Baldauf, pris en flagrant délit de dopage à l’occasion des...

Ski nordique

17:03. L’interdiction d’utiliser du fluor pour farter les skis des fondeurs, sauteurs et biathlètes se précise. Alors que ces produits auraient dû être interdits...

Ski de fond

La fondeuse suédoise Hanna Falk a annoncé mettre fin à 31 ans à sa carrière d’athlète de haut niveau. « C’est génial que ma...