Période compliquée pour le ski de fond canadien

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SKI DE FOND – Le ski de fond canadien a connu un mois de mai compliqué. Trois des quatre meilleurs Canadiens – trois fondeuses – n’ont pas été sélectionnées. La polémique qui s’en est suivie a coûté son poste au directeur de Nordiq Canada.

 

Ski de fond : le difficile après-Harvey

Longtemps, le ski de fond canadien était incarné par Alex Harvey. Mais le skieur a pris sa retraite il y a un an. Depuis, la discipline a beaucoup perdu. Restrictions budgétaires, moins de personnel pour s’occuper des athlètes et des résultats décevants.

En coupe du monde, les quatre meilleurs Canadiens étaient des Canadiennes l’hiver dernier. Sauf que trois d’entre elles ont appris début mai qu’elles étaient exclues de l’équipe nationale.

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Cendrine Browne (CAN) – Modica/NordicFocus

 

Nordiq Canada n’a en effet pas sélectionné Cendrine Browne, 26 ans. « Dans le fond, ce qui se passe présentement, c’est qu’ils sacrifient ma génération au profit de trouver le prochain Alex Harvey », dénonçait la fondeuse chez nos confrères de Radio Canada.

 

 

Même sort pour Maya MacIsaac-Jones et Katherine Stewart-Jones. Cette dernière ne s’est pas laissé faire. Elle vient d’ailleurs de gagner en appel contre Nordiq Canada pour reprendre sa place. Elle conserve ainsi la subvention de 22 000 dollars et un accès au centre d’entraînement de l’équipe nationale. Cendrine Browne a également demandé à ce qu’elle soit réintégrée. Elle attend.

Ces non-sélections par  les instances fédérales ont provoqué la polémique. « Nous n’essayons pas de choisir les meilleurs skieurs canadiens. Ce que nous essayons de faire, c’est créer une équipe compétitive sur le circuit de la coupe du monde », s’est défendu Shane Pearsall, chef de la direction de Nordiq Canada.

 

Des critères de sélection critiqués

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Maya Macisaac-Jones (CAN) – Modica/NordicFocus

 

Concrètement, les athlètes juniors, U23 et seniors ont été réunis dans un même groupe. Ceux qui sont nés avant 1996 ne peuvent désormais porter les couleurs nationales qu’à condition de remplir des critères bien précis. « Il fallait donc absolument que Cendrine Browne, Katherine Stewart-Jones et Maya MacIsaac-Jones se classent deux fois parmi les 20 premières en coupe du monde, ou une fois parmi les 12 premières, cette saison, pour demeurer dans l’équipe. Ce qu’elles n’ont pas fait », rappelle Radio Canada.

Des critères qui n’ont pas été infléchi par le coronavirus qui a amputé la saison de quelques épreuves.

 

Le directeur général démissionne

De l’autre côté de l’Atlantique, cette inflexibilité n’a donc pas fait l’unanimité. L’ancien entraîneur d’Alex Harvey, Louis Bouchard, entraîneur-chef du Centre national d’entraînement Pierre-Harvey (CNEPH), à Saint-Ferréol-les-Neiges, a notamment défendu le nécessaire et salutaire passage de relais entre générations : « Les athlètes plus vieux dans le top 30 ou top 20 mondial sont les idoles des plus jeunes qui peuvent se mesurer à eux à l’entraînement. »

Dernier épisode en date, le directeur général de la fédération, Shane Pearsall, a démissionné. Il a quitté ses fonctions le 22 mai, remplacé par Stéphane Barrette, jusqu’ici directeur du développement des athlètes et des entraîneurs.

 

Photos : Nordic Focus.

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