Pierre Guédon 1er de l’Engadin : « J’ai senti que j’avais fait un truc cool »

Après sa victoire sur la Transju’classic en février, le fondeur de Chambéry Pierre Guédon a remporté une autre course prestigieuse : le marathon de l’Engadine. La “plus belle victoire” de sa jeune carrière nous dit-il dans cet entretien.

 

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Pierre Guédon signe un hiver fabuleux ! (Photo Wolrdloppet)

 

Pierre Guédon, vous avez remporté ce matin pour la première fois le marathon de l’Engadin en Suisse devant plus de 10 000 fondeurs. Racontez-nous votre course…

C’était la première fois que je participais à ce marathon mais j’en avais beaucoup entendu parler. On m’avait dit que c’était un marathon très rapide, avec un profil très plat, que c’était une course tactique et que la victoire se jouait souvent au sprint. C’est exactement ce que j’ai vécu ce week-end. Je suis resté dans les skis des meilleurs tout au long de la course en essayant de me replacer pour profiter de l’aspiration du peloton et j’ai joué ma carte de sprinteur sur le finish. Ça a très bien fonctionné. 

 

En sentant arriver un sprint massif avec une vingtaine d’athlètes, pensiez-vous pouvoir l’emporter et comment avez-vous géré cette toute fin de course ?

Il y avait que des très bons skieurs dans ce groupe donc je ne savais pas vraiment comment me situer par rapport à ces athlètes plus expérimentés que moi sur les longues distances. Dans les 5 derniers kilomètres je me sentais très bien et j’ai réussi à me replacer petit à petit à l’avant du peloton. C’est à ce moment là que j’ai senti que je pouvais jouer une place sur le podium. Je ne pensais pas gagner la course jusqu’à 20 mètres de l’arrivée et j’ai presque eu peur de gagner mais j’avais plus de vitesse que Zorzi et j’étais bien obligé de le dépasser !


Vous vous imposez devant l’Italien Zorzi et un autre fondeur français Christophe Perrillat et un tas d’autres grands nom du ski mondial longues distances. Est-ce la plus belle victoire de votre carrière ?

Oui c’est certainement ma plus belle victoire. Ce sont ces grands noms du ski mondial longues distances qui me l’ont fait réaliser. Quand tous ces gars sont venus me féliciter, j’ai bien senti que j’avais fait un truc cool.


Vous qui étiez plutôt sprinteur, vous avez prouvé sur cette saison avec votre victoire sur laTransju’classic et celle-ci que vous étiez un fondeur complet. Envie de continuer dans cette voie du marathon ?

Oui je pense être un fondeur complet mais je reste un sprinteur et j’ai gagné ces longues distances notamment grâce à mes qualités de sprinteur. J’ai toujours pensé que le sprint et la longue distance étaient complémentaires. Je ne sais pas si je vais continuer dans la voie du marathon mais j’adore ces courses, il y a moins de pression, une bonne ambiance et c’est convivial. Que du bonheur !

 

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A l’entrée de la dernière ligne droite, Pierre Guédon (Rossignol, à gauche) dépose tout le monde pour franchir la ligne devant Zorzi et Perrillat (Photo Team HSN)