Record battu de la GTJ : la réaction de Patrick Bohard

Le Team Salomin/Briko.Maplus a battu aujourd’hui le record de la GTJ : 177 km en 11h29. Entretien avec Patrick Bohard, détenteur du record en inviduel.

 

386426_100545746731551_100003283771187_1589_1308730856_n.jpgLe record de la GTJ vient de tomber. Une réaction ?

J’avais donné 11h30, c’est fidèle à mes prévisions .Une belle aventure vécue à trois avec une bonne solidarité apparente.J’attends avec impatience les départs en solo en espérant qu’il ne soit pas trop tard cette année. J’espère pouvoir rejouer l’année prochaine dans de bonnes conditions de préparation et de météo.

 

Qu’est-ce qui est le plus difficile dans cette Grande traversée du Jura ?

En ski de fond les données de la réussite sont nombreuses et variées et l’équipe du jour a maitrisé son sujet notamment en termes de reconnaissance, fartage, et ce qui me paraît le plus important : la fenêtre météo . Il nous faudra nous en inspirer pour faire descendre ce record.

 

Selon vous, jusqu’où peut-on descendre ?
Pour aller au fond des choses, quand je me suis decidé à présenter mon idée de création d’un challenge GTJ aux Grandes traversées du Jura (qui a été tout de suite bien accueillie par les membres de l’association et en particulier par son président Bruno Ladet ), je voulais faire venir à la fois des gens de tous bords ayant envie de partager une aventure hors du commun et l’élite du ski de fond, de grosses pointures. Il s’agissait de faire vivre cette GTJ, qu’on en parle, pour montrer nos paysages, notre culture… Il reste quelques pas à franchir en termes de fréquentation mais le jeu est lancé. Pour répondre à votre question, j’estime qu’un skieur de niveau international (pas un coureur à pied comme moi) peut mettre 10 h 00.

 

Qu’est-ce qui permettra de descendre le chronomètre : la stature du concurrent, la qualité de la neige, l’aide de la météo… ?
Contrairement à la course à pied où les éléments extérieurs comptent finalement assez peu sur la performance pure, le ski de fond est un sport de glisse donc inclut du materiel pour créer des differences. La neige ,le vent sont des facteurs primordiaux ainsi que la gestion de l’alimentation et de l’hydratation.Il faudra tenir compte de tout cela pour descendre le temps de référence qui est à mon avis accecible pour bon nombre de skieurs.

 

Photo : Facebook (merci).


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