Rencontre avec Remo Fischer, pilier du nordique suisse

Son cœur bat pour le ski de fond depuis déjà 22 ans. Remo Fischer est un pilier du ski nordique suisse. Mais saviez-vous que c’est aussi un mordu d’horticulture. Rencontre avec l’autre grand nom du fond helvétique aux côtés de Dario Cologna.
Remo, quand avez-vous débuté au ski de fond ?
J’ai commencé à skier à l’âge de trois ans et j’ai même disputé quelques courses sur les grandes lattes. Ce n’est qu’à dix ans que j’ai chaussé des skis de fond pour la première fois. J’ai été de suite emballé par cette façon de se déplacer en pleine nature. Avancer sur des skis étroits à travers des paysages enneigés me fascine depuis plus de 22 ans déjà.

 

Que représente le ski de fond à vos yeux ?
Le ski de fond signifie beaucoup pour moi. C’est ma grande passion. Bien que je participe à la Coupe du monde depuis huit ans déjà, j’éprouve toujours beaucoup de plaisir à me mesurer aux meilleurs skieurs de fond du monde.

Remo Fischer lors de sa victoire sur l'Engadin.

Remo Fischer lors de sa victoire sur l’Engadin.

Qu’est-ce qui vous fascine le plus dans ce sport ?
C’est clairement la glisse à haute vitesse sur une piste parfaitement préparée.

 

Ma victoire à l’Engadin a été un moment particulier

 

Quels ont été vos grands moments personnels jusqu’ici ?
Mon plus grand moment a été ma 3e place en départ individuel sur 50 km en 2008 sur le légendaire Holmenkollen à Oslo. Monter sur le podium après 2h15 d’effort extrême a été une sensation exceptionnelle. Un autre moment fort pour moi et mes coéquipiers a été la victoire en relais lors de la Coupe du monde 2010 à La Clusaz. Ce jour-là, tout a enfin bien fonctionné pour nous quatre. C’était génial de pouvoir fêter un tel succès ensemble !
Ma victoire en solo au Marathon de ski de l’Engadine en 2011 a également été un moment particulier. Courir seul en tête plus de la moitié du parcours et pouvoir célébrer une victoire écrasante a été quelque chose de spécial.

 

Quels objectifs voudriez-vous encore atteindre dans la vie, tant sur le plan sportif que privé/professionnel ?
D’un point de vue sportif, je souhaiterais encore participer aux Jeux Olympiques de Sotchi et faire une bonne performance sur le 50 km. Sur le plan professionnel, j’ai déjà atteint un premier objectif intermédiaire ce printemps grâce à une formation d’entraîneur de sport de performance avec brevet fédéral. Je souhaiterais à présent réussir le cours d’entraîneur.

Remo Fischer lors de la victoire historique des Suisses à La Clusaz

Remo Fischer lors de la victoire historique des Suisses à La Clusaz

Que faites-vous en marge du ski de fond ?
Au printemps, je travaille comme paysagiste à l’Office fédéral du sport à Macolin. Mais jouer et me promener avec notre chienne est également une belle compensation.
Si vous n’étiez pas un sportif d’élite, que seriez-vous aujourd’hui et pourquoi ?
J’aurais probablement ma propre entreprise paysagiste et serais maître horticulteur.

Source et photo : Swissksi –

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