Renaud Jay : « On n’a plus à rougir d’être Français »

21e du classement de la coupe du monde de sprint, Renaud Jay est satisfait de son hiver. Mais au delà de cette performance, le fondeur des Menuires retient surtout l’effet de groupe très bénéfique au sein d’une équipe de France qui peut maintenant jouer avec les meilleurs. 

 

Renaud Jay, vous figurez à la 21e place du classement sprint de la coupe du monde. Satisfait de votre hiver ?

Ma 21e place au général du sprint est en effet une satisfaction. Mon objectif cette saison était tout d’abord de confirmer ma régularité en style libre ce que j’ai réussi à faire avec 4 top 15 dont une 6e place à Lahti. Par contre j’ai fait un gros travail sur le style classic mais malheureusement je n’ai pas vraiment réussi à retranscrire mes progrès de la période de préparation pendant les courses cet hiver… C’est pour moi un peu frustrant d’autant plus que j’avais mis l’accent plutôt sur ce style.

 

Vous avez terminé l’hiver avec une 6e place sur la coupe du monde de Lahti, suivie d’un titre de vice-champion de France derrière votre ami Cyril Gaillard. De quoi repartir l’année prochaine avec le plein de motivation !

Bien sûr ; vivre des courses où on va jouer jusqu’au bout le podium donne vraiment la motivation pour repartir tout de suite dans la saison suivante ! On a bien vu à Lahti que c’était possible de rivaliser avec les meilleurs ! Ce résultat d’ensemble de notre groupe est vraiment encourageant et montre bien que même quand toutes les grandes nations sont au départ on n’a plus à rougir à être Français, du moins en style skating. Les championnats de France c’est un peu une sorte de bonus pour la fin de saison et c’est mon premier podium chez les grands ! En plus de ça, terminer sur la boite au côté de mon pote “Gailloch” c’était vraiment le kiffe !

 

Avec Baptiste Gros, 15e de ce même classement, vous êtes deux Français à figurer dans le groupe rouge des 30 meilleurs sprinteurs du monde. Faut-il y voir le résultat de la préparation spécifique du printemps dernier ?

Je pense que le fait que nous soyons deux dans le groupe rouge montre bien la progression du sprint français depuis maintenant deux saisons. Nous profitons de la bonne saison 2013/2014 qui nous avait vraiment donné de l’élan pour cette saison. En plus de ça il y a eu le retour du groupe sprint avec cette année Cyril Burdet qui a vraiment su profiter de ça en y ajoutant sa touche personnelle et tout de suite tout le monde a adhéré au projet donc finalement ça n’est pas une surprise pour nous de regarder en arrière et de voir ces beaux résultats !

 

 

Renaud Jay s'est essayé avec succès sur la longue distance, ici à la Transju'classic.

Renaud Jay s’est essayé avec succès sur la longue distance, ici à la Transju’classic (doss. 21).

 

 

Richard Jouve, auteur de son premier podium en coupe du monde, et Lucas Chanavat, de retour de blessure, vont apporter un brin d’émulation dans l’équipe sprint. Comment vivez-vous dans ce groupe ?

Ça fait tout drôle de se dire que à 24 ans on fait partie des “vieux” du groupe!  Mais c’est vrai que nous sommes un groupe jeune et dans ce groupe les deux plus jeunes Richard et Lucas apportent vraiment de l’émulation au groupe ! On s’entend vraiment tous bien et depuis deux ans on commence à avoir un groupe vraiment homogène et c’est tout bénef pour progresser !


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