Revue de presse : les émotions du Jurassien Didier Cuche

presseL’homme du week-end est indéniablement un Jurassien. Didier Cuche a marqué en deux temps l’actualité sportive de ces derniers jours : d’abord, il a annoncé sa retraite, puis il a gagné pour la cinquième fois sur la Streif.

Dans ce maelstrom, qu’est-ce qui vous le plus marqué ?, lui a demandé la TSR. Réponse du Neuchâtelois : « Les deux moments sont très forts, mais en même temps complètement différents. Les regrets vont gentiment survenir. Plus la fin de saison va se rapprocher, plus je vais comprendre que ce sera la fin. Cette décision s’est mise tellement gentiment en place, avec la prise de conscience que je voulais quitter le circuit, que je n’avais plus toujours la force de me faire souffrir suffisamment pour être compétitif durant l’hiver. C’est venu gentiment. L’émotion est donc là, mais contrôlée. »

 

Regard bleu”


« La belle tournée d’adieu », titre 20 minutes qui, lors d’une conférence de presse, a également voulu sondé le cœur du grand champion : « J’ai fait le grand huit au niveau des émotions à Wengen. Il a fallu encaisser cette grosse déception. Puis dans la foulée, l’élection du Suisse de l’année a été un énorme coup de booste. Le fait de sentir le public derrière soi, ça aide à se surpasser sur la piste. Puis il y a eu cette prise de conscience, lundi, que j’avais envie de raccrocher les chaussures au mur. Et ensuite, tout ce qui s’enchaine en 4-5 jours, c’est complètement fou », répond Didier Cuche.

Le Temps n’a pas besoin de l’interroger pour connaître son état d’esprit. L’observer a suffi à notre confrère qui écrit : « Pas la peine de trop se creuser en termes de vocabulaire: les étincelants sourires du Neuchâtelois, la profondeur de son bleu regard en disent déjà long. Deux jours après avoir annoncé sa retraite sportive pour la fin de l’hiver, le champion a remporté samedi sa cinquième descente sur la légendaire Streif, établissant ainsi un nouveau record, une unité devant Franz Klammer. » Et de reprendre cette phrase d’une grande lucidité dans la bouche d’un homme synonyme de longévité sur le circuit : « Personne ne me contredira si je dis que ce n’était pas la plus belle descente de tous les temps mais, dans quelques années, plus personne ne se demandera s’il y avait du ciel bleu. » 

En prononçant ces mots, le Kaiser de Kitzbühel a les yeux perdus dans le vide. La performance et l’émotion, pas si contrôlée donc : « C’était très émouvant, comme une sorte d’adieux. Contrairement peut-être à l’aire d’arrivée, il y avait énormément de monde, peut-être venu pour me dire adieu. C’était de l’émotion pure, la dernière fois ici, confie-t-il encore à la TSR.

« Cuche dans l’histoire ». Le titre de L’Equipe dit tout, tout ce que ressent la Suisse et le monde du ski :« Vainqueur de la descente pour la cinquième fois de sa carrière sur cette piste mythique, il entre dans la légende car personne n’a fait mieux (Karl Schranz et Franz Klammer sont restés bloqués à quatre) ».

 

Chabadabada”


Un homme donc, et deux équipes (de biathlon) si l’on veut être complet. « Les Français font coup double en relais », rapporte Ouest-France. « Les garçons imitent les filles », ajoute Le Figaro. « Vingt-quatre heures après le succès de l’équipe de France féminine, les garçons ont remporté dimanche le relais 4×7,5 km d’Anterselva (Italie). De mémoire d’entraîneur, c’est la première fois que les Français réalisent un tel doublé sur une étape de Coupe du monde », complète L’Equipe

Martin Fourcade conforte son statut de leader, ce qui n’a pas échappé à L’Indépendant, le quotidien de la région natale du biathlète. Dans le Jura, Anaïs Bescond « a mis le feu », comme le clame Le Progrès : « Auteur d’un troisième relais fantastique, la Morberande a mis sur orbite l’équipe de France. » Elle a également ravi ses supporters qui attendaient cette performance depuis le début de la saison.


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