Risoux loppet : Adrien Backscheider revient sur sa “boulette”

Le fondeur Vosgien Adrien Backscheider aurait pu gagner la première longue distance de la saison dans le Jura, la Risoux loppet. Mais une erreur d’orientation l’a privé de la victoire finalement conquise par Fred Jean. Récit.

PodiumRisouxLoppet
Adrien Backscheider (à gauche) sur le podium aux côtés de Fred Jean (1er) et Mathieu Cassez (3e).

Après deux compétitions en coupe d’Europe à Goms, puis à St-Ulrich aux côtés de cadors mondiaux dont son idole Dario Cologna, triple vainqueur de la coupe du monde et du Tour de ski, Adrien Backscheider s’est aligné ce dimanche au départ de la Risoux loppet.

« Je n’ai pas pris part à l’étape de Coupe de France organisé à Chamonix, histoire de me ressourcer chez moi, explique-t-il sur son site internet. J’ai préféré courir ce week-end une course populaire dans le Jura, la Risouxloppet à Chaux-Neuve (25) sur 22 km.»

« Au bout de 10 km je pose une petite attaque pour écrémer encore un peu plus le peloton, mais il semble que l’attaque ait fait des dégâts. Je me lance donc dans un cavalier seul sur un parcours que je ne connaissais pas vraiment, suivi par Fred Jean qui m’avait souvent à portée de vue. Je maîtrise mon écart et j’hésite même à le laisser rentrer pour batailler à 2 dans le dernier tour, mais je préfère accélérer de nouveau et suivre le plan que je m’étais fixé ; c’est une course de préparation et le but est d’emmagasiner des kilomètres de course et d’apprendre à gérer son effort sur une longue (sachant que le skiathlon des mondiaux fera 30 km).» 

Une boulette de cadet”

Mais c’était sans compter sur une météo changeante : « La neige se met à tomber et je me trompe au bouclage du dernier tour… Je vais jusqu’à l’arrivée avant de m’apercevoir qu’il n’y a pas de bouclage !! Les contrôleurs m’ont pris pour un mec du 14 km. Je suis obligé de couper à travers champs et rejoindre la piste de course. Je vois les gars de ma course 500 m plus loin au fond du pré où je devais passer au bouclage. Ce n’est pas grave, c’est juste que j’ai perdu au moins 2 minutes, mais aussi la tête de la course. Je me mets réellement à bloc et j’essaye de revenir sur les premiers. J’en double 4 mais il restait encore Fred seul devant, qui n’avait pas vu que je m’étais trompé. L’histoire se termine tout de même bien ; j’arrive 2e à 35 secondes de Fred qui a su saisir sa chance. Au moins je me suis bien donné et je me suis fait bien plaisir malgré ma boulette qui me rappelle celles que je faisais en cadet…»

Prochaine étape : la coupe OPA d’Oberwiesenthal, « au fin fond de l’Allemagne ».


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