Robin Duvillard : «Je ne serai pas à La Transjurassienne»

SKI DE FOND – Robin Duvillard, vainqueur de sa première Foulée Blanche ce dimanche, ne viendra pas défendre son titre sur La Transjurassienne la semaine prochaine. Entretien avec le fondeur de Villard-de-Lans.

 

  • Robin, on vous imagine heureux ce premier succès sur la Foulée blanche, chez vous !

Oui c’est vraiment la course que j’avais envie d’accrocher depuis longtemps. C’est un peu une histoire d’amour qui remonte à longtemps puisque j’avais déjà gagné toutes les petites distances sur la Foulée Blanche. Mais depuis quelques années, elle se refusait à moi et ça me valait des moqueries des copains de l’équipe de France… J’ai grandi avec La Foulée, c’était ma première course. Aujourd’hui, c’est clair que je préférerais être aux Jeux mais la force d’un sportif c’est de savoir rebondir dans les périodes compliquées. Gagner ici aujourd’hui, c’est une belle compensation : c’est la course qu’il fallait gagner. C’est un peu comme un Jurassien qui gagne La Transju.

 

  • Comment s’est dessiné votre victoire ?

Je voulais que la course se durcisse sur la montée mais je ne voulais pas être celui qui accélérerait le premier. Finalement, j’ai attaqué dans la bosse, Clément Arnault m’a suivi ainsi qu’Adrien Mougel et Bastien Poirrier qui sont revenus. Plus tard, j’ai accéléré de nouveau et seul Mougel a suivi. On a skié en un contre un avec toujours un peu d’avance sur lui pour le décourager et ne jamais le laisser le temps d’y croire. “J’ai mis ma vie” dans cette course et le trou s’est fait. C’est vraiment génial.

 

Je suis loin d’être loin sur le déclin

 

  • Justement, avez-vous digéré cette grande déception de Pyeongchang ?

Soit on se reste à se morfondre et on se laisse abattre ou alors on se remobilise et on gagne les courses qu’il reste à disputer. J’ai eu la chance de savoir, depuis décembre, que je n’irai pas aux Jeux. De fait, ça m’a permis de passer la déception pour me reconcentrer sur un nouveau programme et de futurs objectifs. J’ai mon chemin à suivre, il reste des épreuves et je suis loin d’être loin sur le déclin. Je savais qu’avec mon début de saison délicat, ça allait être compliqué pour les Jeux car il y a de la densité dans l’équipe de France. En cela, la sensation de la gagne, devant mes proches et ma famille, est d’autant plus importante dans ces moments là… surtout sur un parcours qui a servi de 50 km olympique pour Grenoble 1968.

 

  • La suite du programme, c’est La Transju où vous défendrez votre titre ?

Justement, non je n’irai pas sur La Transju la semaine prochaine car, après ce troisième marathon (Font d’Urle et La Bornandine qu’il a remportés, NDLR) je dois me repréparer pour une course de sélection dans 15 jours. En effet, je souhaite revenir sur la coupe du monde après les Jeux et j’ai un grand objectif en mars : le 50 km skate d’Oslo.

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