Robin Duvillard : « Je veux en profiter au maximum »

Champion de France, médaillé mondial avec le relais tricolore, Robin Duvillard dresse un “bilan très très positif” de son hiver. A 31 ans, le caporal-chef de Villard-de-Lans sait qu’il peut encore performer au plus haut-niveau et veut “en profiter au maximum”.

 

Robin Duvillard, vous terminez l’hiver avec une médaille de bronze mondiale, un titre de champion de France du skiathlon et une 34e place au général de la coupe du monde (22e du classement distance). Quel bilan faites-vous de cette saison ?

Le bilan est très très positif. Ça n’a pas démarré comme je voulais au début car j’espérais continuer sur la lancée de la saison précédente et rester dans le top 10 mondial en skate. Il y a eu quelques coups du sort cet hiver. L’annulation de La Clusaz, malgré tout ce que ça représente pour un Français de courir à domicile, a été à titre très personnel bienvenue puisque remplacée par un 15 km skate à Davos qui m’a fait du bien. Ensuite, ça c’est bien passé. J’ai focalisé ma préparation, comme l’an passé sur le skating. Mais ça a été une saison très différente car je n’ai pas fini le Tour de ski en vue de la coupe du monde à Rybinsk. Ce n’était pas un choix simple à faire car je n’aime pas faire les choses à moitié et la dernière étape du Tour me sourit habituellement. Je devais rester concentré sur la seconde partie de saison même si en Russie ça aurait pu être mieux. Ostersund, les mondiaux et Oslo ensuite, c’était parfait… Je termine à la même place du classement distance mais la saison s’est passée différemment. J’ai aussi l’impression qu’il y a des choses plus abouties. J’ai montré que je pouvais aussi faire quelque chose en skiathlon mais il manque encore ce podium qui n’est pas loin. J’ai appris sur cette saison, notamment à Ostersund en partant très fort sur le 15 km. Il faut accepter de prendre des risques et titillé ses limites pour approcher le podium.

 

 A 31 ans aujourd’hui, je viens de faire mes deux meilleures saisons en carrière.

 

Dans le détail, les mondiaux ont été une réussite pour les nordiques français, en particulier pour les fondeurs avec deux médailles. Imaginiez-vous avant Falun le relais français à la bagarre avec la Norvège et la Suède pour le titre mondial ?

Ben oui ! Forcément, après ce qu’on a fait aux Jeux… Une course par équipe reste une course par équipes avec plein de scénarios différents possibles. Ce jour là, un bon jour où tout était réuni, on a pu jouer devant. Ça a été une journée parfaite et il ne faut pas oublier qu’il y aura des années plus difficiles pour le fond français… C’était à la fois une course évidente à gérer dans la dernière position abordée par Adrien Backscheider et une course délicate car il fallait éviter de tomber dans le piège des Scandinaves. La médaille mondiale satisfait toute l’équipe. On voulait rééditer l’exploit de Sochi en faisant chacun notre course au mieux. L’objectif de l’hiver pour l’équipe est réussi !

"L'objectif par équipe est rempli avec cette médaille."

“L’objectif par équipe est rempli avec cette médaille.”

 

Hormis les places d’honneur décrochées sur des 15 km skate, prologue ou 50 km libre, vous signez des podiums sur des courses longues distances internationales comme l’Engadine et le marathon de Livigno. Bientôt accroc aux longues distances populaires ?

J’ai toujours aimé les longues distances en skate. Je suis assez polyvalent sur la distance. Aujourd’hui, ce sont des courses prestigieuses et gagner l’Engadine vaut clairement un top 10 coupe du monde. J’ai montré que sur les prologues aussi je pouvais performer. Les courses populaires sont l’essence de notre sport, courir avec les pratiquants de tout niveau, c’est rare dans le sport… C’est une chance et pour notre discipline, il faut jouer le jeu sur ces courses. Il en va aussi de l’économie du ski nordique mine de rien.

 

 

A 30 ans, vous avez décroché un titre national plein de panache sur le skiathlon de La Féclaz. De quoi repartir à l’entraînement avec le plein de confiance et de motivation ? 

Je n’avais pas du tout besoin d’être boosté car j’ai fini la saison en forme. J’ai même couru en avril, chose assez rare pour moi. Je n’avais pas encore trop la tête tournée vers l’été. Ce titre fait plaisir car j’y allais sans trop de gros objectifs et c’est seulement mon second titre national individuel en ski de fond. ça donne des idées pour la suite, mais je reste les pieds sur terre car sur le skiathlon, j’ai beaucoup de boulot en classique. A 31 ans aujourd’hui, je viens de faire mes deux meilleures saisons en carrière. J’ai toujours su que je pouvais progresser et que je n’avais pas encore atteint mes limites. Depuis deux ans, je sens que je progresse, que je cible des courses en lien avec mon potentiel. Je me sens pas trop vieux et vais en profiter au maximum…

 

A côté du ski, vous êtes toujours aussi sérieux et ponctuel dans votre désormais célèbre “Rendez-vous du lundi“. Que vous apporte cette rubrique ?

C’est un exutoire ! C’est une petite fenêtre ouverte pour laisser libre cours à mon regard sur le sport et le ski.  Plutôt que de mettre des commentaires un peu partout, j’en fais une rubrique hebdomadaire. Je suis au contact avec beaucoup de disciplines et j’ai “les dessous” de quelques résultats. ça me libère aussi de choses que j’ai envie de dire… J’ai des retours positifs, ça me fait plaisir de le faire sinon j’aurais arrêté depuis longtemps !


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