Robin Duvillard misera toute sa saison sur le skating

Spécialiste du style libre, le champion du monde militaire du 15 km Robin Duvillard (photo Agence Zoom) oriente toute sa saison sur les courses en skating. Et rêve forcément d’un certain 50 km libre aux Jeux olympiques.

 

A J-100 des Jeux olympiques, ressentez-vous davantage cette échéance de février ?

Non, pas franchement, je ne ressens pas plus de pression que hier ou que demain. On continue surtout la préparation. La journée presse à Paris permet de revoir tout le monde, y compris des athlètes qu’on n’a pas l’habitude de voir car ils évoluent sur d’autres disciplines… Ça donne envie c’est certain, mais le concret, c’est avant tout de bien terminer la préparation, assurer la qualification ça pour l’heure, personne n’est assuré d’y aller. A partir de là, on commencera à penser sérieusement à Sochi.

 

Si le ticket n’est pas encore dans votre poche, on imagine que les Jeux représente une échéance particulière pour un athlète… 

Oui bien sûr, j’ai eu la chance de vivre mes premiers Jeux à Vancouver il y a quatre ans. Là, j’étais un peu jeune, la sélection était un peu inattendue pour moi. J’y suis arrivé les yeux grands ouverts. Cette année, j’ai plus envie d’aller pour perforer car je pense que c’est le bon moment dans ma carrière. Comme je l’ai dit, je vais surtout me concentrer sur la première coupe du monde de Davos mi-décembre où sont programmées des épreuves en style libre.

 

Au niveau des JO, quels sont les formats sur lesquels vous avez le plus d’ambitions ?

Cette année plus encore que d’habitude, je mets l’accent sur le skating uniquement. Le classique, c’est à l’entraînement ou en récup, sans prise de tête car à force de vouloir progresser sans réels résultats, c’est plutôt décourageant. Le classique, ça viendra quand ça viendra. L’objectif c’est clairement de performer en skate. Donc si je vais aux Jeux, les deux courses qui m’intéresse seront le 50 km libre et si j’ai la chance de faire le relais tant mieux… avec la cerise sur le gâteau si je peux disputer le sprint. Maintenant, le skiathlon ou le 15 km classique, je n’y pense même pas et n’en ai pas envie.

 

D’un point de vue collectif, le groupe France a aussi des arguments à faire valoir non ?

Oui, on a une bonne équipe avec Jean-Marc Gaillard et Maurice Manificat : on a besoin de solides relayeurs en classique pour rester au contact. Concernant le skating, c’est plus ouvert. On regrette seulement qu’il y ait de moins en moins de relais sur la coupe du monde. On n’en aura qu’un seul avant ! C’est dommage car ces courses réunissent le groupe et font du bien. On a eu de bons résultats ces dernières années, d’autres moins bons. Le jour du relais, il faut que tout se passe bien pour tout le monde, y compris pour le matériel… On n’a pas le vivier d’autres grosses nations donc il faudra tout aligner pour remporter la première médaille olympique collective du fond français.

 

Robin Duvillard rejoint l'équipe de Nordic Magazine

Robin Duvillard rejoint l’équipe de Nordic Magazine

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