Rollerski : le récit de Romain Claudon, médaille d’argent

Comment avez-vous organisé cette ultime épreuve italienne ?

On avait comme tactique que cela soit baptiste (premier relayeur ) qui devait poser des attaques. Pendant ce temps, moi je devais me mettre plutôt à l’abri dans les deux premier tours, rester au contact pour finir fort au sprint final. On s’y est tenu.

Baptiste a fait craquer un peu le peleton me donne le dernier relais en 2éme place a quelques mètres du norvégien Fossli. j’ai tout donné dans la bosse mais j’ai rien repris du tout. on a tenus l’écart . On a posé un peu le troisième, mais pas moyen de revenir sur la gagne. J’y ai cru tout le long, il a pas manqué grand chose.

 

C’est quoi finalement ce “pas grand chose”.

4 mètres. Il y a eu cet écart tout le long du tour ! 

 

Une autre tactique aurait-elle pu effacer cet écart ou les autres ont été plus forts au final ?

non je ne pense pas ; cette solution nous semble même après la course la plus pertinente, ils ont été plus fort c’est tout  mais on n’a aucun regrets

 

La fatigue a-t-elle joué ?

Cela joue surement sur la perf’, mais tout le monde est dans le même cas. On était quand même mieux aujourd’hui qu’hier. 

 

Comment décrire votre duo avec Baptiste Noel ?

Fusionnel. Non, je ne sais pas trop.

 

Prochaine étape l’Allemagne. Envie d’or ?

Cest sûr, on a entendu la Marseillaise l’an passé à Cuneo, on a envie que cela recommence mais y a deux montées de col, donc je pense que cela va être tendu… 

 

Comment vous préparer avec Baptiste ?

On a vu que on était un peu limite au niveau de la puissance, surtout sur les sprints, donc on va faire je pense un gros travail de musculation du haut du corps 

avec des séances de poussée simultanée, parce que au niveau de la caisse on est dans le coup.

 

C’est drôle. Nicolas Perrier affirme avoir la même faiblesse. Est-ce un mal français ?

Pas vraiment. Personnellement, je n’ai pas encore refait de musculation spécifique mais avec du travail, on va réussir a refaire notre retard. Je pense que par rapport à certains italiens, qui sont essentiellement des skieurs à roulettes, notre préparation est décalée  du fait de la saison d’hiver. On coupe au printemps et là on est un peu en retard.

 

 

Du coup, nous sommes dans un problème plus général de pratique du rollerski dans l’hexagone.

Disons que nous sommes des skieurs de fond avant d’être des rollerskieurs, donc  on veut aussi être forts l’hiver.

 

Les Russes aussi savent tirer leur épingle du jeu ?

Ils sont une sacré équipe de costauds et ont beaucoup de moyens par rapport à nous ! 

 

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