Rollerski : les impressions de Nicolas Perrier avant l’étape de Bessans

Nicolas Perrier, récent vainqueur de la Skirollac, sera l’un des favoris des deux épreuves de coupe du monde de rollerski à Bessans samedi et dimanche. Autant sur l’épreuve en ligne entre Bessans et le superbe village de Bonneval sur Arc que sur la montée du col de l’Iseran où il tentera d’attraper le bon wagon. A la veille de l’épreuve, il livre son sentiment…

Comment abordez-vous ce week-end de coupe du monde de rollerski sur les routes de Bessans ?
J’aborde ce week-end avec une grande envie de courir et de retrouver le circuit coupe du monde que j’avais un peu laissé de côté l’année passée. Côté forme, ça va pas trop mal même si je sais que je manque encore de quelques séances spécifiques (notamment en montée). C’est super que la France accueille une coupe du monde.

Sur la première étape en ligne, vous faites partie des favoris, qui craindrez-vous particulièrement ? l’armada italienne ?
Sur cette étape, le profil est complétement plat et en ligne droite, ce qui veut dire que ça va être très dur, voir impossible de s’échapper. Du coup, on risque d’arriver en masse où les pures sprinters seront certainement encore là (par exemple les spécialistes du 200m italiens, russes et norvégiens). Tout ça pour dire que tout le monde est à craindre sur une étape de ce type!

L’épreuve de côte le dimanche semble toute réservée à un fondeur style Manificat ou Gaillard. Mais vous aurez sans doute votre mot à dire…
Oui c’est vrai que dimanche, ce ne sera pas un rouleur qui sera devant. Je vois bien Jean Marc Gaillard s’imposer, lui qui est très à l’aise dans les forts pourcentages du type Iseran. les autres fondeurs seront aussi costaux, tout comme le rollerskieur italien Paredi qui semble en grande forme en ce moment! Quant à moi, je vais gérer ma course au mieux pour ne pas exploser dans les derniers kilomètres et j’espère être dans le top 10 pour engranger quelques points pour le classement coupe du monde.

Pensez-vous que l’altitude de l’arrivée (Iseran à 2770 m) va perturber les organismes ?
oui c’est sûr, nous n’avons pas l’habitude de faire des course à prés de 2800m. Cela rendra la montée encore plus rude, et le moindre effort superflu se payera cash !


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