Rollerski : la bonne tactique de Théo Schely pour s’offrir un podium sur l’île d’Hitra
Vendredi soir, quelques minutes après l’heure traditionnelle du dîner, Théo Schely s’est démarqué sur la mass-start classique de la Toppidrettsveka, évènement phare de la saison de rollerski. Excellent dans l’emballage final, le Français a tenu tête aux meilleurs pour s’immiscer sur la boîte de la première épreuve du week-end.

Une solide prestation pour le Cluse qui avait déjà fait parler de lui avec un très bon top 10 au Blink Festival. Au micro de Nordic Magazine, le fondeur tricolore a pris le temps de revenir sur sa performance. Il évoque notamment un manque d’énergie plus flagrant que deux semaines auparavant en tout début de course.
- Dans quelles prédispositions arriviez-vous sur cette mass-start classique de la Toppidrettsveka ?
Il n’y avait pas d’objectif de résultat mais j’avais quand même l’ambition de faire quelque chose de bien après le Blink Festival. Je sentais que j’avais de bonnes sensations et que j’avais bien progressé en poussée. J’arrivais à suivre la tête de la course donc pourquoi pas tenter quelque chose sur cette course de la Toppidrettsveka. Après, j’avais de meilleures sensations au Blink. J’étais un peu fatigué et j’ai sans doute mangé trop de sucre avant la course. Je me sentais vaseux et pas au top. J’ai peut-être un peu trop bu aussi.

- Cela vous a-t-il perturbé en début d’épreuve ?
La première demi-heure a donc été compliquée. En plus, j’ai cassé un bâton au bout de 5 kilomètres et j’ai fait un bel effort pour rentrer. J’étais déjà au rupteur d’entrée et j’ai trouvé que le rythme était plus élevé que lors du Blink. J’avais vraiment des sensations en dents de scie avec dix minutes où ça allait bien et les dix suivantes moins bien. Quand j’étais bien, j’essayais de me replacer. A l’inverse, j’essayais de conserver le maximum d’énergie en étant malin.
« Dans le plan, on s’était dit qu’il ne fallait suivre aucun coup »Théo Schely à Nordic Magazine
- Y’avait-il une tactique particulière établie en amont avec votre staff ?
Concernant la tactique, on était venu repérer avec Thibaut [Chêne, l’entraîneur de l’équipe de France, NDLR] deux jours plus tôt. Je n’étais pas venu l’an dernier donc je ne connaissais pas le parcours. Dans le plan, on s’était dit qu’il ne fallait suivre aucun coup. On devait rester dans le groupe en étant à l’économie jusqu’à l’arrivée. On savait qu’ici, ça se finissait toujours avec un groupe de 20 ou 30 gars. La route est large et ça rentre tout le temps sur ceux à l’avant. C’était la bonne tactique.
- Comment vous êtes vous placé à l’amorce du sprint final ?
J’étais mal placé tout le long mais je n’arrivais pas à remonter vers l’avant. Je subissais un peu la situation. À 5 kilomètres de l’arrivée, ça allait fort et tout le monde était à bloc. Il y avait des cassures et j’en ai pris une. Cela m’a obligé à fournir un bel effort pour revenir en deux kilomètres. Je suis rentré juste avant le final et j’ai pu récupérer dans la dernière descente.

Ce moment-là, c’était peut-être le meilleur de ma course. J’ai retrouvé une belle énergie et source de motivation en recollant à cet instant de l’épreuve. Quand tu rentres de derrière, tu te dis que tout est possible. Je n’avais pas vraiment de plan à la fin donc je voulais suivre les sprinteurs comme Thomas Joly ou Erik Valnes. Il y avait du mouvement et ça frottait beaucoup. J’ai pris les bonnes aspirations au bon moment et cela s’est bien goupillé pour moi au sprint.
- Y’a-t-il de la satisfaction de parvenir à performer sur une course estivale ?
C’est vraiment cool de faire une bonne course sur une longue distance. Mais encore une fois, cela reste l’été et ce sont des efforts qu’on ne retrouve pas beaucoup l’hiver. Après, cela fait toujours plaisir de faire une bonne course et ça montre aussi que le niveau de poussé est bon et que j’ai progressé sur ce point.
« Cela permet de jauger le niveau même si ça ne reste qu’un point de passage dans l’été »Théo Schely à Nordic Magazine
- Quel bilan tirez-vous des dernières semaines passées en Norvège ?
On a fait un très bon stage en Norvège. On remercie les organisations du Blink Festival et de la Toppidrettsveka de nous fournir des conditions d’entraînement vraiment optimales. On a pu profité des pistes de ski-roues de Sandnes et de Trondheim. On ne les a pas en France et ça permet de faire du très bon travail. Nous avons enchaîné les heures mais aussi les courses avec une belle densité. Cela permet de jauger le niveau même si ça ne reste qu’un point de passage dans l’été. Ca permet de savoir où l’on en est face aux Norvégiens donc c’est vraiment intéressant. Il reste encore quelques courses ici donc on espère bien finir !
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