Rollerski Racing Team : ses ambitions pour la coupe du monde de rollerski

Ils sont arrivés du côté d’Oroslavje en Croatie où le coup d’envoi de la coupe du monde de rollerski doit être donné. Romain Claudon, Baptiste Noël et Clément Mailler du Rollerski Racing Team défendront les couleurs de la France dans une compétition qui devait initialement avoir lieu à Bad Petersal mi-juillet. Entretien croisé.

 

 

La coupe du monde débute finalement ce week-end en Croatie au lieu de mi-juillet. Etes-vous suffisamment préparé ?
Baptiste Noël. Pas vraiment prêt, d’autant plus que je viens de rentrer d’un séjour d’un mois à Londres. Ce n’était pas vraiment idéal pour s’entraîner sérieusement, mais parfait pour perfectionner mon anglais ! J’ai quand même réussi à faire quelques séances de rollerski avec Rollerski.uk, un groupement d’entraîneurs de rollerski à Londres qui enseignent le ski à roulettes pour des Britanniques voulant préparer quelques épreuves populaires en Europe l’hiver. C’était assez drôle de faire du rollerski dans des parcs en plein cœur de Londres.
Romain Claudon. Moi, j‘aborde la saison un peu dans le flou, j’avais prévu de me préparer pour fin juillet ; il aura fallu faire avec un timing plus court de 40 jours… On verra bien ! Les heures on été faites mais la part de ski à roulettes reste faible.

 

Romain Claudon : « Sur les sprints où il me manque encore quelque chose. »

 

 

Dans quel état d’esprit abordez-vous cette saison de rollerski ?
Baptiste Noël. Le classement général va être difficile à accrocher. Je pense surtout pouvoir faire quelques gros coups en coupe du monde sur les circuits en ville. Sur les sprints, les places vont être chères et les montées de col ne sont pas ma tasse de thé (à l’anglaise). Et pourquoi pas me hisser encore une fois en finale du sprint du Blink Festival et tenter de jouer devant à l’Allians Loppet ?

 

Et vous Romain ?
Romain Claudon. J’ai toujours envie de bien faire ! Mais il ne faut pas être trop ambitieux. Je sais que sur les courses de côte je ne suis pas au niveau des meilleur, tout comme sur les sprints où il me manque encore quelque chose. Par contre, sur les circuits en ville, je pense avoir les armes pour jouer aux avant-postes. La chance va encore avoir son rôle dans ces courses où l’inspiration peut faire de grosses différences.

 

La saison hivernale s’est-elle bien déroulée ?
Romain Claudon. Je suis satisfait de mon hiver ! Je n’avais pas d’objectifs chiffrés ou en termes de sélections. Le but était de se faire plaisir sur les courses. J’ai voyagé, vu du pays, vu un peu le boulot de coach… Tout s’est passé comme sur des roulettes ! (hahaha)
Baptiste Noël. Oui super ! Cet hiver, j’ai pas mal voyagé, de la Norvège à la Chine en passant par la Suède, la Finlande et l’Italie. J’ai participé à de belles longues distances en classique, je me suis fait plaisir.

 

Baptiste Noël : «  Le peu d’étapes sur cette coupe du monde me retire pas mal d’opportunité de monter sur le podium. »

 

Seulement trois étapes de coupe du monde, est-ce un handicap ?
Baptiste Noël. Ce qui est sûr c’est que le peu d’étapes sur cette coupe du monde me retire pas mal d’opportunité de monter sur le podium. Il n’y aura que deux circuits en ville et pas de team sprint. Donc, cette année, les objectifs sont assez restreints. Mais j’essayerai d’aller chercher des points sur toutes les étapes, même dans la bosse…
Romain Claudon. Oui, c’est dommage d’avoir un calendrier si peu garni ! Un handicap ? Oui est non ! Les étapes sont espacées, cela va permettre de se préparer comme il faut pour chaque course. Par contre, pour jouer le classement général, l’erreur est interdite ! Pas le droit de se louper !

 

Romain Claudon, un globe de cristal est-il atteignable dans ces conditions ?
Romain Claudon.  Après ma seconde place l’an dernier sur le classement général, je ne pouvais forcément que penser au globe de cristal qui n’était pas passé loin. Mais le calendrier n’est pas a mon avantage avec trois montées de col et trois sprints. Par rapport à l’an passé, les courses qui me conviennent sont beaucoup moins nombreuses. Je vais donc essayer de faire retentir la Marseillaise en prenant les courses les unes après les autres. S’il y a un top 3 au général c’est bien, si non ce n’est pas grave !

 

Clément Mailler : « Il y a moyen de jouer sur certaines courses. »

 

Clément Mailler, cette année, vous rejoignez le Roller Racing Team. Pourquoi ?
Clément Mailler. Je me suis essayé au rollerski l’année dernière en accompagnant le Rollerski Racing Team sur quelques étapes de coupe du monde et au Blink Festival. Ça c’est plutôt bien passé et je me suis dit qu’en préparant la saison correctement il y avait moyen de jouer devant sur certaines courses. Mais je ne prétends pas viser le classement général, je ne suis pas encore assez polyvalent.

 

Vous allez être celui qui devra se confronter aux forts dénivelés.
Clément Mailler. Je suis beaucoup plus à l’aise quand la route s’élève plutôt que sur les courses à plat, particulièrement en skate. Cette année, il n’y a qu’une seule montée skate au calendrier, et la concurrence sera encore une fois dense face aux spécialistes italiens, russes et suédois.

 

Le Roller Racing Team sera également présent lors des traditionnelles fêtes scandinaves.
Baptiste Noël. Oui, comme chaque année, nous allons participer au Blink Festival et à l’Allians Loppet. C’est toujours un plaisir d’aller courir en Scandinavie où le nordique est réellement apprécié. Et ce sera bien entendu un objectif pour chacun d’entre nous.

 

 

Le programme

  • Vendredi 20 juin : Montée de col en style skating de 6,8 km en mass-start. Une épreuve qu’affectionne particulièrement Clément Mailler, que l’on retrouvera sans doute aux avant-postes.
  • Samedi 21 juin : Circuit en ville en style skating de 12,5 km en contre-la-montre. Un parcours extrêmement plat qui pourrait bien faire les affaires de Baptiste Noël et Romain Claudon qui s’étaient illustré à plusieurs reprises sur ce type de course les saisons passées.
  • Dimanche 22 juin, place aux sprints, 180m de confrontation en duo. Les athlètes tenteront de se tailler une place face à une concurrence qui s’annonce cette année encore féroce !

 

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