Romain Claudon : « le contrat est largement rempli »

Une semaine après sa victoire à la Trans’roller, le Vosgien Romain Claudon monte à deux reprises sur le podium en coupe du monde. Une habitude pour le Géromois qui a réussi sa première année en senior. Premier bilan. 

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Romain Claudon, le moins qu’on puisse dire est que vous avez réussi votre première saison en senior.

Oui, c’est clair. Les objectifs que je m’étais fixés ont tous été atteints. Si l’on m’avait dit que j’aurais ces résultats avant de débuter la saison, j’aurais signé. Le contrat est largement rempli.

 

Au début du printemps, avez-vous douté de conserver le niveau exceptionnel que vous aviez montré en junior ?

Je n’ai pas douté mais je me posais des questions. Des fois, il y a de grosses différences d’une saison à l’autre. De plus, j’avais fini la saison de ski assez fatigué et les courses sont arrivées rapidement. En conséquence, la préparation n’a pas été très longue. Il en est ainsi quand on enchaîne deux saisons ! Ceci dit, il n’y avait pas de vraie raison d’être hors forme. C’était surtout le niveau de mes nouveaux adversaires qui me faisait réfléchir.

 

36334_497235000288459_588674598_n.jpgVous êtes monté à 5 reprises sur le podium en coupe du monde. Quel est votre meilleur souvenir ? La première place à Tripoli, en Grèce ?

Tous les podiums sont d’excellents souvenirs. Chacun dans leur genre ! Tripoli, c’était sympa car Igor Cuny a eu aussi une médaille et nous avons tous été appelés pour recevoir les diplômes. La Marseillaise chantée à tue-tête avec les copains, c’est très agréable ! Le podium de Markkleeberg était riche en émotions vu que c’était le premier en senior et le premier de la saison ! À Toblach, monter sur la boîte avec Baptiste Noel était super cool aussi. Non, il n’y a pas vraiment un podium mieux qu’un autre ! Les podiums, on les aime tous !

 

Au même moment se déroulaient les championnats de France à Briançon. Avez-vous hésité entre les deux compétitions ?

Je n’ai pas beaucoup hésité car les courses de Briançon me plaisaient moins. Il y avait bien les sprints mais avec une qualification en côte de 1 km, je n’étais même pas certain de pouvoir être au départ. Et puis les concours de VO2max sur des montées de col, ce n’est pas pour moi…

 

Le 6 juillet, à Markkleeberg, vous décrochez d’entrée de jeu une deuxième place dans un 8 km individuel. Le ton semble donné. Ce podium vous a-t-il aidé psychologiquement ?

Oui, il m’a libéré en quelque sorte ! Le week-end puis la saison ont été réussis. Comme je l’ai dit, les objectifs fixés étaient déjà quasiment tous remplis ! La suite n’était que du bonus même si, entre temps, j’ai revu tout ça à la hausse !

 

skiroue 2Déjà, votre empêcheur de tourner à rond était le Suédois Anders Svanebo. A plusieurs reprises, il vous a privé d’une victoire. Qu’a-t-il de plus de vous ?

Oui, c’est vrai qu’il a été souvent devant moi. J’en étais donc que plus content de le battre à Tripoli. Je ne sais pas ce qu’il a de plus que moi, peut-être un peu plus d’expériences et quelques années d’entraînement supplémentaires ! Anders est quelqu’un de sérieux et qui semble travailler dur, il mérite son globe. Je préfère que ce soit lui qui gagne les courses plutôt que d’autres….

  

En Italie, dimanche, vous avez d’ailleurs mieux débuté la course que lui ?

Il est parti très prudemment (6e temps au premier tour) et il a accéléré au fur et à mesure de la course. Je n’ai pas eu la même gestion de course ; je suis parti à un rythme que j’ai tenu tout le long. C’est juste une question de stratégie !

 

La saison estivale est terminée. Qu’espérez-vous cet hiver ?

Cet hiver, j’espère retrouver des sensations similaires à celles de l’été ! Si c’est le cas, j’espère retourner sur le circuit OPA. Sinon, je pense préparer plus sérieusement les KO sprint pour tenter de rentrer en finale en Nordic challenge.

 

Photos : Tina Willert et Nordic Magazine


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