Romain Claudon : « Le travail paie »

Nous recevons ce soir Romain Claudon, premier hier soir à Markkleeberg. Un entretien alors qu’une nouvelle course l’attend demain. L’occasion aussi de revenir sur les championnats de France à Super-Besse.

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Une belle réussite à Makkleeberg puisque vous remportez le 8 km en juniors, devant Baptiste Noel. Vous vivez sous une belle étoile. Une épreuve comptant pour la coupe du Monde de rollerski.

C’est énorme ce doublé ! On espère récidiver demain ! Nous allons rouler ensemble pour que les autres ne reviennent pas. Nous allons régler nos affaires dans le dernier tour !  La bonne étoile je ne sais pas. Je pense en fait que le travail paie, ce n’est pas que de la chance !

Romain Claudon, vous avez fini au pied du podium des championnats de France de rollerski. Etre 4e, c’est une belle satisfaction ou malgré tout une frustration ?

C’est sur que c’est une grosse course, en voyant la start-list je ne pensais pas du tout faire 4e. Mais le podium n’est pas loin, donc légère frustration aussi. Je ne regrette rien c’est ce qui compte ! 

Cet été, vous avez montré que désormais, dans cette discipline, il faut compter avec vous. Votre capacité à être rapide se complète avec votre aisance dans les côtes. Est-ce la botte secrète du Vosgien que vous êtes ?

C’est vrai que cet été, je me suis trouvé des talents en côte que je ne connaissais pas avant. Au niveau de la vitesse, je savais que j’avais des capacités, donc je pense que de combiner les deux ne peut être que bénéfique,  que cela soit en été ou en hiver !

A Super-Besse, faire un top 10 aurait été très bien”

A Super-Besse, on a bien vu que vous devez votre résultat à votre capacité de vous surpasser dans les montées…

A me surpasser dans les montées… Je n’ai quand même pas fait une grosse course le dimanche ! C’est peut-être dû à la fatigue du stage que nous avons fait tout le début de semaine. Mais en préparant vraiment cette course, il y aurait peut-être eu moyen de faire quelque chose de pas mal. Sans viser la gagne, faire un top 10 aurait été très bien.

Quand vous analysez votre week-end en Auvergne dans les Monts de Sancy, qu’est-ce qui vous a manqué pour gagner une place et donc pour vous classer dans le trio de tête ?

Sur le prologue, je n’ai rien à me reprocher à part peut-être une toute petite meilleure gestion de course pour finir plus fort car les derniers 500 mètres ont été difficiles. Cependant, je suis satisfait de ma course. Pour le dimanche, j’ai manqué un peu de jus et de fraîcheur.

4e dans un classement mêlant juniors et seniors, quelle performance tout de même ?

C’est clair. Pour ma première course dans la cour des grands, je suis amplement satisfait ! Et cela m’a permis de voir le travail qu’il reste à faire pour arriver au top niveau !

Comment comptez-vous conserver cette bonne santé estivale quand vous serez sur les skis ?
Je vais continuer à fond l’entraînement et la préparation jusqu’au Summer-tour de biathlon à Arçon le week-end du 24 et après je pense couper 10 à 15 jours pour récupérer et me changer un peu les idées. Enchaîner les courses, c’est assez difficile mentalement et je commence à saturer. Cette coupure permettra de repartir sur des bonnes bases physiques et surtout mentales !