Roxane Lacroix… dans La Maille du filet

CHRONIQUE – Tous les athlètes redoutent de tomber dans La Maille de son filet. Chaque jeudi, Clément Mailler ne les épargne pas quand il s’agit de leur poser les bonnes questions. Point d’échappatoire pour eux : ils doivent répondre. Victime du jour : Roxane Lacroix.

CHRONIQUE – Tous les athlètes redoutent de tomber dans La Maille de son filet. Chaque jeudi, Clément Mailler ne les épargne pas quand il s’agit de leur poser les bonnes questions. Point d’échappatoire pour eux : ils doivent répondre. Victime du jour : Roxane Lacroix.


Roxane Lacroix, la grenouille tchèque

On pourrait l’appeler la grenouille tchèque. Non pas parce que c’est une espèce rare que l’on trouve autour des lacs du Jura, mais bien parce que Roxane Lacroix fait partie de deux équipes de ski nordique.

Évidemment, la Jurassienne est une des leaders de son équipe régionale Crédit Agricole Franche-Comté des « grenouilles», mais elle prépare aussi depuis deux ans la Visma Ski Classics avec le Team Bauer.

Notre victime du jour n’a pas eu le choix que de nous raconter la vérité sur son équipe tchèque pour se sortir de La Maille du filet.

  • Quand vous avez débarqué dans le Team Bauer, c’était un peu comme «rendez-vous en terre inconnue » ?

Ouais un petit peu. Je pense que j’étais stressée et excitée à la fois. Enfin excitée… tu m’as compris ! Mais j’ai vite compris qu’il ne fallait pas que je sois tendue et que c’était plutôt bonne ambiance. Sur le plan humain je peux être moi-même.

  • Se spécialiser dans les courses longues distances, ça met un coup de vieux ?

(rires) Alors… l’an dernier non, car je jouais le classement des moins de 26 ans. Du coup, si, tu prends un coup de vieux parce que sur les longues distances c’est des « plus vieux » qui courent. Mais d’un côté non, parce que j’ai l’impression d’être dans les jeunes du circuit, contrairement aux coupes de France où je suis plus vieille par rapport aux autres. Donc finalement… je me sens comme la petite jeune !

  • Vous êtes dans cette équipe avec votre collègue Alexis Jeannerod. Ça fait du bien de parler jurassien au milieu des discussions en tchèque et russe ?

Hahaoui (rires) ! Vraiment ! Des fois on peut se raconter des petitesblagues en français quand ça parle trop en tchèque. Mais ils sontsympas, ils font l’effort de nous expliquer. Par contre, quand çaparle trop en tchèque, on fait exprès de parler français pour leurmontrer qu’il faudrait que tout le monde se comprenne (rires).

  • Est-ce qu’ils arrivent à vous comprendre ?

Euh…non ! Il y a deux ou trois mots qu’ils ont appris, mais non, ils necomprennent pas. Lukas (ndlm : Lukas Bauer, manager du Team Bauer etancien médaillé olympique tchèque) il commence à connaîtrequelques mots quand même ; après, on leur apprend surtout desbêtises !

  • Lukas Bauer il a plus un côté papa poule ou dictateur de l’ex-URSS ?

Papa poule sans hésiter ! Il a même un côté « j’enchaîne blagues sur blagues » et il amène la bonne ambiance. Cela apporte aussi une bonne ambiance dans le groupe, et comme il est décontracté, les nouveaux s’intègrent facilement et ça marche bien avec tout le monde. Quand il faut bosser, il faut bosser ! Mais il a un sacré côté déconneur ! (rires)

Ramener la cloche de la Transju à la maison, j’en rêve

  • Quand on est jurassienne et qu’on est formée pour le circuit Visma Ski Classic (dont la Transjurassienne ne fait pas partie), la Transju reste l’objectif principal ?

Ouais quand même ! Ramener la cloche à la maison un jour, ça reste dans mes rêves ! Lukas est au courant que c’est important pour nous français et jurassiens, mais si ça pouvait intégrer la Visma Ski Classics ce serait génial.

  • Justement en tant que jurassienne, faire des courses de classique sans fart d’accroche, c’est renier ses origines ?

(rires) Ouais c’est vrai ! (elle réfléchit) Je ne sais pas quoi dire… parce que finalement tu as raison.

  • (ndlm) Eh oui ! Bien piégée là !

Tous les anciens qui sont attachés au classique, ça ne va pas leur plaire ! (rires) Mais finalement, il y a quelques courses en « vrai » classique aussi dans le circuit.

CHRONIQUE – Tous les athlètes redoutent de tomber dans La Maille de son filet. Chaque jeudi, Clément Mailler ne les épargne pas quand il s’agit de leur poser les bonnes questions. Point d’échappatoire pour eux : ils doivent répondre. Victime du jour : Roxane Lacroix.
Roxane Lacroix lors d’un sprint automnal à Arçon.
  • Au départ de la Transjurassienne, il y a plus d’étrangers ou de Blondeau ?

(fou rire) C’est plutôt moitié-moitié ! (rires) Des Blondeau il y en a de partout ! Autant en classique qu’en skate, et il y en a même qui font les deux pour ne pas se faire oublier ! Haha !

  • Vous avez fait découvrir la France à vos équipiers avec un stage à Prémanon. C’est pour vous venger des stages en République Tchèque?

Oui un peu ! Le seul stage que j’ai fait en République Tchèque, on a eu du brouillard et pluie ! C’était à Bozi Dar, c’est le lieu d’habitation de Lukas, et euh… ce n’était pas fou ! Mais quand eux sont venus dans le Jura, c’était vraiment des conditions idéales !

  • Vous êtes dans une équipe tchèque et votre compagnon est technicien pour la Slovaquie. Une envie de s’installer là bas peut-être ?

(rires) Euh… non pas trop ! C’est vrai qu’on est plutôt pays de l’Est ! Je n’ai pas encore assez découvert le pays pour avoir envie de m’installer sur place. En tout cas Bozi Dar, ça ne m’a pas fait rêver !! (rire moqueur)

  • Vous a-t-on déjà proposé des substances illicites de l’Est type absinthe ?

Haha non ! Quoi que si… est-ce que j’ai le droit de le dire… avant la dernière course l’année dernière on a goûté de la vodka du lac Baïkal d’un copain d’Ilia (ndlm : Ilia Chernousov, médaillé olympique russe, membre du team Bauer). Je ne suis pas une spécialiste, mais je pense que c’est la meilleure que j’ai eu l’occasion de goûter. Elle ne rappe pas la gorge !

Parcontre, on a fait goûter du Pont (ndlm : Pontarlier-Anis) à Lukas !C’était obligé !

  • Et enfin, vous pensez à quoi là tout de suite ?

Je me demande à quoi va ressembler cette interview quand tu vas la réécrire ! (fou rire) J’espère que ça ne sera pas trop brouillon !! Et que je n’ai pas appuyé sur des touches avec mes joues sur le téléphone non plus ! Parce que ça m’arrive des fois…

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