Saut : Ronan Lamy-Chappuis passe tout près et vise Pyeongchang

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Comme la semaine passée, Ronan Lamy-Chappuis n’est pas parvenu à se qualifier pour la finale olympique. A 20 ans, le sauteur tricolore a beaucoup appris à Sochi et donne rendez-vous pour les Jeux olympiques de 2018 à Pyeongchang.

En haut du Russki Gorki, Ronan Lamy-Chappuis attend. Dans sa combinaison bleue, le seul sauteur tricolore présent à Sochi s’apprête à s’élancer pour son unique chance d’entrer en finale. La semaine dernière, juste à côté sur le petit tremplin, le cousin de Jason Lamy Chappuis n’avait pas réussi à se libérer et à se qualifier pour la finale avec les meilleurs mondiaux (40e). Déçu, il avait promis qu’il ne raterait pas deux fois un concours de cette importance, pas deux fois de suite. Malheureusement, à 20 ans, le jeune sauteur n’a pu tenir sa parole, ou plutôt il n’a pas pu la tenir jusqu’au bout.

Car, il n’a pas manqué son concours cette fois-ci. Oublié cette mou renfrognée, ce pouce dirigé vers le bas en signe de déception manifeste et cruel. Cette fois-ci, Ronan Lamy-Chappuis s’est envolé à 125 m dans un sautoir balayé par le vent. Un saut loin d’être infamant mais insuffisant pour prétendre intégrer la finale des Jeux olympiques. « C’est mon meilleur depuis que je suis ici. C’est le genre de saut que je ne réussissais pas ces derniers temps. Après je suis un peu déçu quand même mais bon, ce sont les Jeux… J’étais plus là pour apprendre, prendre de l’expérience que pour jouer la gagne », tentait d’expliquer le Bois d’Amonier bercé entre la satisfaction d’avoir donné son meilleur et la déception de passer tout près de cette finale, sans savoir qu’il allait tout de même finir devant Robert Kranjec (37e), Thomas Morgenstern (40e) ou Andreas Wellinger (46e).

 

Rendez-vous à Pyeongchang

Ronan Lamy-Chappuis termine 36e aux portes de la finale mais devant Kranjec ou Morgenstern.

Ronan Lamy-Chappuis termine 36e aux portes de la finale mais devant Kranjec ou Morgenstern.

L’apprentissage du haut niveau est dur et Ronan Lamy-Chappuis le sait. Il sait qu’à 20 ans et pour sa première participation à des Jeux olympiques au cœur de sa toute première participation au circuit principal de la coupe du monde, il ne peut résolument pas jouer la victoire. « Faire un résultat, ça fait toujours du bien, là ce n’est pas le cas mais je reviendrai dans 4 ans et peut-être avec une médaille autour du cou », annonce-t-il avec des étoiles dans les yeux. Ces étoiles, c’est un peu Coline Mattel qui les lui a mis. En effet, voir sa compatriote sauter comme elle l’a fait, à 18 ans, et venir décrocher sa médaille de bronze, a donné des idées au Jurassien. « La médaille de Coline m’a donné beaucoup envie. Maintenant, je vais tout faire pour arriver dans 4 ans en forme et jouer la médaille », assure-t-il déterminé.

Repartir à l’entraînement, continuer à sauter avec les meilleurs, apprendre d’eux et se mêler par la suite à la bagarre. A 20 ans, Ronan Lamy-Chappuis ne plane pas encore dans les plus hautes sphères du saut mondial mais entend apprendre vite et bien. Là où certains ignorent encore leur avenir, lui a déjà prévu son plan de vol, qui doit l’emmener vers le Nord-Ouest de la Corée du Sud, à Pyeongchang exactement, où il viendra cette fois pas pour apprendre mais bien pour monter sur le podium, baisser la tête et se faire passer la médaille autour du cou. Dans l’aire d’arrivée, Ronan Lamy-Chappuis salue une dernière fois la caméra d’un petit geste de la main. Pas un adieu, juste un au revoir. Son grand saut dans l’élite mondial vient simplement de commencer.

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