Sébastien Lacroix à propos des JO du combiné : « Nous étions moins forts que l’an passé »

« Déçu et frustré des mes Jeux », le Jurassien Sébastien Lacroix dresse un bilan lucide de ses Jeux olympiques. Cette saison, « le niveau de saut du combiné s’est énormément densifié » constate le Bois d’Amonier qui n’est pas encore fixé sur la suite de sa carrière. 

 

Sébastien Lacroix, quel sentiment prédomine chez vous au retour de ces Jeux olympiques qui n’ont pas voulu à l’équipe de France de combiné nordique ?

Les JO n’ont pas été à la hauteur de nos espérances, c’est sûr, et personnellement je suis déçu de ça, tout comme je suis déçu de ma saison. Jamais je ne n’ai pu retrouver le niveau qui était le mien ces 2 dernières années. Je suis déçu et frustré car je croyais à la médaille !

 

Un an seulement après le titre mondial décroché avec les copains du relais, vous avez dû vous contenter d’une frustrante 4e place. Comment l’expliquez-vous ?

C’est vrai qu’après le titre mondial de l’année dernière nous y croyions au podium olympique. Nous l’expliquerons plus tard, une fois tout ça digéré et la saison finie après avoir fait le bilan avec l’encadrement, mais je crois que nous étions moins forts que l’année dernière, et les autres meilleurs.

 

« La défense des deux titres mondiaux à Falun est tentante ».

« La défense des deux titres mondiaux à Falun est tentante ».

 

On a le sentiment que depuis les mondiaux de Val di Fiemme, le niveau de vos adversaires est clairement monté d’un cran et que pour briller, il ne faut ni être fort soit en saut soit en ski mais bel et bien excellé dans les deux domaines… Qu’en pensez-vous ?

Je crois que c’est plutôt que le niveau de saut du combiné s’est énormément densifié. Tout le monde saute mieux et s’est rapproché des meilleurs. Du coup la moindre petite erreur se paye cash. Pour être devant il faut être bon dans les 2 disciplines, mais ce n’est pas nouveau bien au contraire, mais le saut fait beaucoup !

 

Je n’ai pas pris de décision concernant la suite de ma carrière”

 

Comment avez-vous vécu le relais sachant que c’est le pire des scénarios qui s’est produit à savoir un regroupement de trois nations en tête et la France en chasse-patates ?

C’était très frustrant. Pendant chaque relais, nous espérions que les trois équipes en tête se mettent des accélérations afin de faire des écarts, ce qui nous aurait permis de rentrer sur un éventuel lâché. Du coup, on se sentait impuissant car devant ils s’entraidaient et nous derrière on trimait seul face au vent…

 

Personnellement, vous avez été touché par une vilaine grippe en arrivant à Sochi, vous privant de tous vos moyens pour la première compétition…

Oui j’ai été cloué au lit, je suis très sensible à la climatisation dans les transports ou chambres d’hôtel et j’ai été malade. Mais pour la première épreuve j’étais guéri. Mais même si je n’avais pas de grandes jambes pour la course à cause de ça, il aurait déjà fallu être mieux placé après le saut.

 

« Pour repartir une saison, la motivation doit être sans faille ».

« Pour repartir une saison, la motivation doit être sans faille ».

 

Quels souvenirs garderez-vous de cette olympiade finalement ?

Beaucoup de choses, notamment le défilé de la cérémonie d’ouverture derrière Jason dans ce stade énorme. Mais aussi toutes les médailles françaises car j’ai vibré pour chacune d’entre elles, et je tiens à féliciter encore les médaillés !

 

Après Val di Fiemme, c’est Falun qui accueille les mondiaux l’année prochaine : vous projetez-vous déjà sur le relais et la défense de votre titre collectif ?

Personnellement, je ne sais pas de quoi l’avenir sera fait. Je n’ai pas encore pris de décision quand à la suite de ma carrière et je le ferai ce printemps après mure réflexion. Le sport de haut-niveau, ce sont beaucoup de sacrifices et il faut avoir une motivation sans faille pour être au top et si ce n’est plus le cas alors je ferai autre chose. Mais l’idée de défendre les deux titres à Falun est tentante.

 

Samedi dernier à Lathi, vous avez signé une belle 3e place dans le team sprint. De quoi envisager la fin de saison de la plus belle des manières ?

A Lahti, nous avons fait une belle compétition, bien récompensée. Elle m’a fait du bien car ma saison n’est pas simple. Derrière, je suis retombé malade pour Trondheim (encore la climatisation) et j’espère être rétabli rapidement car j’aimerais en tout cas finir sur de bonnes notes.

Photo : Agence Zoom –

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Time limit is exhausted. Please reload CAPTCHA.