Sébastien Lacroix vise un podium à Oberstdorf

Le combiné de la Station des Rousses est avec ses collègues de l’équipe de France en Allemagne, à Oberstdorf, pour participer à la dernière salve des grands prix d’été internationaux de combiné nordique. Sébastien Lacroix qui a signé un entraînement plutôt correct est en ce moment dans une bonne dynamique. Cette bonne forme entrevue lors des grands prix nationaux de Chaux-Neuve et des Rousses (2 fois 2e derrière des spécialistes de saut) s’est confirmée cette semaine à Liberec. Auteur d’un saut moyen sur le tremplin HS134, Lacroix a fait valoir toute sa classe sur l’épreuve de ski-roue de 10 km, signant le meilleur temps devant de sérieux clients à l’image du Norvégien Mikko Kokslien (N°2 mondial) ou l’Américain Bill Demong, reconnu pour ses talents skis de fond au pied. Le Jurassien passe à l’interview.

Sébastien, avec trois combinés dans le top 10 du grand prix d’été de Liberec, l’équipe de France semble en forme...
Oui, dans l’ensemble nous sommes plutôt en forme même si il reste pas mal de travail avant cet hiver. Les grand prix ne veulent pas forcément dire grand chose car toutes les équipes sont en préparation pour l’hiver et eux comme nous peuvent être plus ou moins frais. Mais c’est important de bien performer pour la confiance!

– Auteur d’un saut moyen, vous avez ensuite survolé les 10 km de l’épreuve ski-roue en signant le meilleur temps devant de sérieux clients comme Kolskien ou Bill Demong. De quoi se rassurer sur la forme en ski ?
C’est vrai qu’à Liberec mon saut de concours était moyen. J’ai tendance à en faire un peu trop ces temps-ci, c’est à dire de vouloir voler avant de pousser et du coup je ne suis pas toujours totalement efficace. En fond, je savais que je pouvais être bien à l’image du combiné d’Autrans, mais c’est super de le montrer ici en coupe du monde. C’est de bon augure pour la fin de la préparation estivale.

 

Depuis 3-4 ans, mon niveau de saut ne fait que progresser“.

– Cet été, vous avez semble-t-il encore progressé sur des tremplins de taille moyenne. Mais dès qu’on passe sur un HS134 comme à Liberec, il en manque un peu pour jouer devant. Comment améliorer ces petits détails qui font parfois, au final, une grande différence entre les meilleurs sauteurs ?
Il faut remettre les choses dans leur contexte. Tout le monde s’est focalisé depuis des années sur le fait que j’étais un sauteur moyen. Mais si on regarde depuis 3-4 ans, mon niveau de saut ne fait que progresser. Je fais partie maintenant des bons sauteurs de la coupe du monde mais je dois encore trouver plus de régularité. Et au contraire de ce qu’on peut penser je suis plus efficace sur les grands tremplins que les petits !

– 2e à Chaux-Neuve et aux Rousses sur les Grands prix nationaux d’été, deux fois dans le top 10 sur les épreuves internationales, la confiance et les résultats sont là. Cela valide-t-il les choix faits lors de la préparation estivale ?
Oui c’est vrai que le confiance est là, mais les résultats ne sont que l’aboutissement du travail fait à l’entrainement. Il n’y a pas eu de révolution dans la manière de travailler mais juste l’évolution logique. Je pense aujourd’hui que ma façon de travailler l’été commence à être bien rodée et performante.

– Quels sont vos objectifs pour les dernières épreuves d’Oberstdorf de ce week-end ?
 Pour Oberstdorf, j’espère monter sur le podium à au moins une des deux épreuves. J’en suis vraiment capable vu ma forme actuelle.