Simon Ammann à Courchevel : « On a des belles sensations quand on saute sur ce tremplin »

Le sauteur suisse Simon Ammann est à Courchevel où il participe au Grand prix d’été. Il avait remporté le concours en 2009. Entretien avec un athlète qui devra défendre ses médailles de Vancouver à Sochi.

Comment vous sentez-vous avant les Jeux où vous défendrez vos couronnes olympiques ?
(Il rigole) J’essaye d’être dans la meilleure forme possible pour Sotchi ! C’est une histoire un peu difficile mais c’est chaque fois la même chose avant les Jeux. On est plus nerveux, on a plus de pression mais aujourd’hui j’ai de l’expérience et j’essaye d’être dans la réalité. Je travaille dur chaque jour mais je reste confiant pour conserver mes médailles à Sotchi. 

 

Après le doublé des Jeux de Vancouver, quel est l’état d’esprit pour la Russie ?
Vancouver, tout était parfait ! Je crois que je n’ai jamais retrouvé une confiance identique à celle que j’avais au Canada pour sauter. Maintenant, je suis sur un chemin différent dans mon approche mais c’est aussi bien comme ça. J’ai 32 ans maintenant, je suis heureux de trouver des Japonais plus vieux que moi !
A mon âge, j’ai besoin de travailler d’une manière différente. J’ai besoin de plus de temps de récupération. Il y a certains jours où je suis vraiment bien. Je crois que c’est ma force de trouver le bon timing pour le Jour “J”. L’approche pour les Jeux est toujours différente. Pour les prochains Jeux, ma femme qui est Russe m’aide dans mon approche des Jeux. Lors des Jeux, elle m’aidera aussi pour me déplacer, aux Jeux tout doit aller vite et avec quelqu’un qui connaît parfaitement, c’est toujours un avantage.


 

On vous retrouve à Courchevel depuis plusieurs années. Que représente cette étape pour vous ? 

J’ai toujours aimé sauter ici. J’aime le tremplin, j’ai déjà gagné ici (en 2009). Je me sens bien ici, l’environnement est vraiment cool ! Je suis pilote d’avion désormais et j’aime voir la voltige chaque année. C’est le vrai sens du saut à ski ici. On a des belles sensations quand on saute sur ce tremplin. 


 

Justement, avec vos camarades de l’équipe suisse, vous avez rejoint la France par les airs… 
Pouvez-vous nous expliquer ?
Nous sommes arrivés avec un petit avion à Chambéry. Je voulais demander l’autorisation pour arriver jusqu’à l’Altiport de Courchevel mais je n’ai pas trouvé le temps de le faire ! J’aimerais un jour venir jusqu’à Courchevel en avion ! C’était la première fois que je volais en France avec le beau temps qui m’a bien aidé. C’était sympa de faire ça avec l’équipe.


 

Photo et entretien : Yves Perret Médias.