Simon Desthieux : « j’ai l’avantage de connaître très bien les Plans d’Hotonnes »

Il est l’actuel représentant de l’école du biathlon “made in Ain”. Le jeune senior Simon Desthieux, membre de l’équipe de France B, s’inscrit dans la lignée des Sandrine Bailly, Corinne Niogret… La veille des championnats de France qui se déroulent sur ses terres du plateau de Retord, il a accordé un entretien à Nordic Magazine.

 

Simon Desthieux, recevoir les France chez soi, est-ce stimulant ?

Oui, bien sûr. C’est toujours plaisant de courir à la maison, j’ai l’avantage de connaître très bien la piste et ce vent des Plans d’Hotonnes si difficile à gérer. Après c’est difficile car on connaît beaucoup de gens et c’est du coup dur se concentrer sur sa course.

  

Avec Corinne Niogret, Sandrine Bailly, Christelle Gros, Lionel Grebot, Delphine Burlet, Andy Heymann ou encore Olivier Niogret, le plateau de Retord semble une terre fertile pour les équipes de France de biathlon. Comment l’expliquez-vous ?

C’est vrai que dans l’Ain, il y a eu beaucoup de très bons biathlètes. C’est sûrement parce nous avons un terrain de jeu idéal pour l’entraînement avec la piste de ski-roues aux Plans d’Hotonnes, des parcours adaptés à la course à pied, au VTT… Mais il n’y a pas que ça, le Conseil général de l’Ain nous soutient beaucoup, nous avons des entraîneurs motivés, qui avec assez peu de moyens arrivent à faire du très bon boulot.

 

Avec l’armée, je peux vivre de mon sport

  

Etes-vous satisfait de votre préparation estivale ?

Pour le moment, tout va bien. Mon été s’est très bien passé, sans blessure. J’ai pu faire tous ce que je voulais. Nous avons réalisé de très bons stages avec l’équipe B et dans une très très bonne ambiance. Côté tir, ça va de mieux en mieux. J’espère que je serais prêt pour la saison qui va arriver assez vite.

  

En juillet, vous avez d’ailleurs suivi un stage avec les équipes B et junior de biathlon au Plans d’Hotonnes. Quels ont été les autres temps forts de votre entraînement ?

Nous avons en effet fait un stage aux Plans d’Hotonnes en juillet, après un autre séjour en Auvergne en juin, avant un très bon entraînement à Prémanon avec l’équipe A en août. Nous étions en stage à Bessans jusqu’au Summer tour des Plans d’Hotonnes. Après, nous retournerons à Prémanon juste avant les sélections en ski-roues fin octobre à Arçon.

 

En juin, vous avez rejoint l’équipe de France militaire. Qu’est-ce que cela représente pour vous ?

C’est une très grande satisfaction pour moi, je n’ai pas encore intégré l’équipe de France militaire puisque je signe mon contrat le 2 octobre. Mais c’est un changement car maintenant je peux vivre de mon sport !

 

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Tirer au Famas, est-ce plus simple ou plus difficile qu’avec une carabine de biathlète de haut-niveau ?

Je ne sais pas encore, j’ai hâte d’essayer, de découvrir le monde militaire, de faire des stages avec l’équipe de France militaire de ski.

 

Quel est aujourd’hui le quotidien de Simon Desthieux, entre entraînement et vie scolaire ?

 Beaucoup d’entraînement ! Je suis actuellement en BTS gestion forestière par correspondance, ce n’est pas facile de concilier les deux, mais c’est un domaine qui me plaît, et j’espère avoir mon BTS en juin 2013… Parallèlement je suis au Pôle France de Prémanon où nous avons un soutien scolaire et de très bonnes conditions d’entraînement.

 

L’hiver dernier, vous êtes monté sur le podium au mondiaux juniors et jeunes de Kontiolahti. Vous avez également été sélectionné pour l’IBU Cup. C’était vos objectifs. Contrat rempli en conséquence. Que visez-vous pour la prochaine saison ?

Oui, avec du recul je suis satisfait de ma saison. Cette troisième place en sprint aux championnats du monde junior est une bonne satisfaction, j’ai beaucoup évolué sur le circuit IBU Cup et j’espère cette année aller en coupe du monde. De plus, je passe senior cette année donc ce sont d’autres objectifs que quand j’étais junior.

 

Photos : Jean-Yves Begon

 

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