Ski de fond : un parcours qui suscite des critiques… et des louanges
À un peu moins d’un mois de l’ouverture des Jeux olympiques d’hiver de Milan-Cortina 2026, la piste de sprint de Val di Fiemme (Italie) est devenue l’un des sujets les plus discutés du moment. Testée pour la première fois dans sa configuration définitive ce samedi lors du Tour de Ski, elle a suscité des réactions contrastées, parfois vives, chez les principaux intéressés.
Le tracé a été jugé trop longue et physiquement exigeant, loin des standards habituels des sprints internationaux.La version olympique peut grimper jusqu’à quatre minutes de course, notamment chez les dames, une durée jugée « trop longue » par plusieurs athlètes, comme le rapporte VG dans ses colonnes.
À titre de comparaison, indique Nettavisen, le temps victorieux de Kristine Stavaas Skistad était de 2 minutes et 53 secondes lors de la finale du sprint pendant l’ouverture de la Coupe du monde à Ruka.
« C’est un peu long pour être une piste de sprint, même dans notre circuit national », a lancé la Norvégienne Ingrid Bergene Aabrekk, qui n’a pas hésité à utiliser le terme d’« absurde » pour qualifier cette configuration. Elle estime que l’effort requis dépasse ce que l’on attend traditionnellement d’un sprint.

Dans le même journal, sa compatriote Heidi Weng partage son avis : elle juge elle aussi la piste « un peu trop longue » pour les femmes tout en appelant à un éventuel réajustement, estimant que si l’on exige les mêmes distances pour les hommes et les femmes, il faudrait revoir l’ensemble.
Tous ne partagent pas ce scepticisme. Pour certains, le terrain de jeu fait justement la part belle aux qualités complètes d’un fondeur moderne. Des coureurs tels que la Suédoise Ebba Andersson ou encore certains hommes considèrent que la difficulté plus prononcée ne dessert pas la compétition : « le meilleur gagne », résume un protagoniste.
L’un des points techniques qui alimente les discussions est la configuration de la ligne d’arrivée : une longue ligne droite qui peut remettre en cause l’avantage de ceux qui mènent à la sortie du dernier virage, favorisant potentiellement le jeu de l’aspiration et des attaques tardives.
De quoi offrir un véritable sprint « olympique », exigeant à la fois puissance, résistance et sens tactique. Aux yeux de coureurs internationaux habitués à peaufiner leur préparation en vue de février, ce profil musclé n’est pas forcément une mauvaise chose : il met l’accent sur des qualités physiques complètes plutôt que sur une pure explosivité. « On se croirait vraiment sur un parcours olympique », a déclaré Julia Kern chez nos confrères de Fasterskier. « Il est très difficile. Il y a des descentes techniques, de grandes montées… il y a de tout. »

Jessie Diggins était d’accord. « C’est un tracé particulièrement exigeant. », a ainsi jugé l’actuelle leader du Tour de Ski : « J’adore le fait que la montée soit longue et qu’il y ait des possibilités pour les coureurs de dépasser. »
Pour le sélectionneur norvégien Sjur Ole Svarstad, Val di Fiemme se distingue nettement des autres circuits du calendrier. Et il faudra faire avec. Il reste encore quelques semaines pour que les athlètes adaptent leur préparation à cette piste qui, pour certains, pourrait bien faire la différence en février.
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