Ski de fond | Antoine Auger : « Nous pouvons effrayer les Scandinaves »

SKI DE FOND - Ce dimanche, Antoine Auger a terminé la Vasaloppet en 44e position et pris la symbolique place de premier français de la mythique course suédoise. Le Jurassien du e-Liberty ski team revient sur son aventure sportive entre Salen et Mora.
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SKI DE FOND – Ce dimanche, Antoine Auger a terminé la Vasaloppet en 44e position et pris la symbolique place de premier français de la mythique course suédoise. Le Jurassien du e-Liberty ski team revient sur son aventure sportive entre Salen et Mora.

 

A la fois oui et non, oui car un Top 50 sur la Vasaloppet c’est une super place et que je me sentais en forme. Non, car je visais au moins un top 30 comme l’année dernière, je n’ai pas été chanceux, j’ai cassé mes deux bâtons ce qui m’a coûté du temps et de l’énergie. Les aléas, c’est aussi ce qui fait la beauté de cette course.

 

  • Comment avez-vous vécu cette édition rendue très difficile avec les importantes chutes de neige ?

J’aime beaucoup ces conditions donc j’étais impatient de prendre le départ. Nous avions déjà rencontré ces conditions l’année passée, donc nous étions prêt pour une course longue en termes de temps. Pour sauver de l’énergie, je n’ai pas cherché à me placer aux avant-postes et malheureusement nous avons été distancés avec Arnaud Dupasquier mon collègue, Andreas Nyggard dossard jaune et d’autres favoris.


Nous étions anxieux. Il nous a fallu 35 km pour recoller au groupe de tête et ce n’était pas sans effort. Parfois, il n’y avait plus de trace avec le passage des skieurs, d’ailleurs, je salue toutes les personnes derrière nous qui sont parvenues jusqu’à Mora.

 

  • En début de course, Théo Deswazières, votre collègue du team E-liberty, pointait dans ce qu’on pensait être la bonne échappée du jour. Avez-vous cru de votre côté que ce groupe pouvait aller au bout ?

Bien sûr ! Dans cette échappée figuraient des skieurs qui étaient déjà montés sur le podium de cette course. En plus de cela, Théo et Jan Srail ont été très généreux dans la neige fraîche donc d’une aide précieuse pour les favoris de ce groupe. Théo a fait de gros progrès sur les efforts longs, ça faisait plusieurs semaines que je le sentais très bien pour cette course.

 

  • Dès la mi-course, une nouvelle épreuve a commencé avec l’accélération de Peter Eliassen, futur vainqueur, pour recoller à la tête. Il était alors important de bien se positionner dans le peloton de chasse !

Oui complètement, sur ces courses longues il faut préserver son énergie au maximum pour la restituer au moment clé, comme la fait Peter. Avec la neige tombante, une seule trace est praticable donc il est très important d’être bien positionné.

 

  • Voir 6 Français en terminer dans le Top 170 montre-t-il, selon vous, une progression des skieurs de l’hexagone en double poussée ?

Encore une fois oui, nous avons dominé le circuit Worldloppet composé en majorité de course en skating, nous étions peu présents sur le circuit Visma ski Classics. Cette fois nous avons amorcé notre transition vers la double poussée pour gagner ces grosses courses. Alexis Jeannerod nous montre qu’avec l’expérience et un entraînement spécifique nous pouvons effrayer les scandinaves. Et vous n’avez pas tout vu !

La nouvelle génération arrive, je pense à Thomas Joly, Paul Combey du CAFC, Jeremy Royer du team Vercors, Émilien Louvrier et Matis Leray du Eliberty ski team. L’intérêt grandit pour ce format et c’est très bon pour nous. N’oublions pas les filles Marie Kromer et Roxane Lacroix qui entrent régulièrement dans le Top 15. Je pense que cela peut en motiver plus d’une à se tester en longue distance.

 

  • Personnellement, quels sont vos prochains et derniers rendez-vous de cette saison compliquée en termes d’enneigement et donc de pratique du ski de fond ?

Je vais maintenant charger mon sac et skier avec 3,5 kg dans le dos pour la Birkebeiner, ensuite je serais à Jokkmokk au cercle polaire pour participer à la Redbull Nordenskiöldloppet 220 km. Et enfin je terminerai ma saison à Levi en Finlande pour la finale du circuit Visma ski Classics.

 

Photo : Guy Buisson

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