Ski de fond : Jérémy Royer est le premier Français à monter sur un podium de Ski Classics
Jérémy Royer a réalisé une performance historique ce samedi sur La Diagonela, troisièmes épreuve de la saison de Ski Classics, disputée entre Pontresina (Suisse) et Zuoz (Suisse). Deuxième de la course dans l’emballage final, le fondeur tricolore de 26 ans a exprimé sa joie au micro de Nordic Magazine.
« Je suis très satisfait, parce que ça fait maintenant plusieurs années que je m’entraîne pour ça. C’est beaucoup d’heures et beaucoup de courses difficiles. »
Cette émotion est d’autant plus forte que le skieur de Chamrousse (Isère) mesure la portée de sa performance. « C’est le premier podium en Ski Classics pour un Français. Je pense que je le partage avec beaucoup de gens. Il y a énormément de personnes qui me soutiennent dans ce que je fais. […] J’ai traversé beaucoup de choses avec toutes mes équipes françaises qui m’ont aidé. J’ai d’abord attaqué la Ski Classics avec le Team Vercors Isère. […] Ensuite, il y a eu le TNE [Team Nordic Expérience Coste – Fromageries Marcel Petite]. Sans ces équipes, c’est compliqué d’arriver au niveau où j’en suis aujourd’hui. »
« Je savais que le placement était très important » Jérémy Royer à Nordic Magazine
Sur la piste, ce résultat est le fruit d’une course gérée avec lucidité. Dès le départ, la stratégie est claire pours les fondeurs du Team Eksjöhus. « On avait plus ou moins un plan avec l’équipe. L’idée, c’était de durcir la course dès le début. […] Plus la course avançait, mieux je me sentais, et nos skis allaient de mieux en mieux. »
À l’avant, il participait pleinement à la sélection. Lorsqu’un premier écart se crée à 7 kilomètres de l’arrivée, il prend ses responsabilités. « Je me suis mis devant et j’ai remis une attaque pour être sûr que le gap se creuse. » Repris ensuite, il ne panique pas et bascule mentalement sur le final.
Tout se joue alors dans la dernière montée dans les rues étroites de Zuoz. Un point clé qu’il avait soigneusement anticipé. « J’avais regardé ce qui se passait les années précédentes. Je savais que le placement était très important. » Sans être idéalement positionné au pied de la bosse, il fait parler son intelligence de course. « À un kilomètre de l’arrivée, c’était vraiment mon objectif d’être bien placé. » Le sprint est ensuite lancé. « J’ai suivi ce que j’avais à faire, et ça m’a amené à cette deuxième place. »
Malgré ce superbe résultat, Jérémy Royer ne s’emballe pas, connaissant la difficulté du circuit. « En Ski Classics, il faut rester humble. Il y a la forme, le matériel, la chance. » Actuellement en stage à Seefeld (Autriche), il sera au départ de la Marcialonga le week-end prochain : « C’est ma course favorite, j’adore l’ambiance là-bas. » Avec tous les espoirs possibles : « La forme est bonne. Il faut continuer à travailler et prendre toutes les opportunités. »
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