Ski de fond : Nadine Faehndrich et Valerio Grond comme leaders
Portés par les Mondiaux de Trondheim en Norvège, les Suisses arrivent à Ruka (Finlande) avec des certitudes, mais aussi un nouveau visage. Trois médailles mondiales, la meilleure performance de leur histoire, ont changé le regard posé sur le ski de fond helvétique. Désormais, il ne s’agit plus seulement de créer la surprise, mais d’assumer un statut.

Au cœur du projet, un quatuor bien identifié : Nadine Faehndrich, Valerio Grond, Janik Riebli et Anja Weber composent l’équipe nationale 2026. La Luzernoise reste la locomotive : bronze du sprint et du team sprint avec Weber aux championnats du monde, déjà dix podiums de coupe du monde et même un top 3 en 20 km skate sur le difficile circuit du Goms (Suisse). À ses côtés, la jeune Nadja Kaelin, promue cadre A, incarne la montée en puissance des Suissesses sur les distances : sixième du skiathlon mondial et régulière dans les quinze l’hiver dernier.
Chez les hommes, la dynamique est portée par les sprinteurs. Valerio Grond a offert à la Suisse une médaille d’argent historique en relais à Trondheim avec Cyril Faehndrich, Jonas Baumann et Jason Rueesch. Janik Riebli, son complice, sort d’une saison pleine, marquée par plusieurs podiums en sprint individuel et par équipes.

Derrière ce premier cercle, le cadre A (Nadja Kaelin, Alina Meier, Cyril Faehndrich, Beda Klee, Rueesch) assure la profondeur. Certains souligneront toutefois la relative faiblesse des résultats de distance, alors que Jonas Baumann et Roman Schaad ont tiré leur révérence au printemps.
Ruka sera donc un premier test pour Beda Klee, désormais référence suisse du 10/20 km, décrit par la presse alémanique comme « aussi stable que personne » et adoubé par son nouveau coach.
Le staff, justement, a été profondément remanié. Il y a un an, Swiss-Ski a mis fin à la collaboration avec Ivan Hudac et François Faivre, architectes du renouveau, pour confier les rênes des groupes élite au couple norvégo-suisse Karoline et Erik Braaten Guidon. La première dirige les femmes, le second les hommes, avec une philosophie inspirée de la « méthode norvégienne » : gros volumes, intensités ciblées, travail poussé du haut du corps.

Après un été fait de stages en altitude, de gros blocs d’endurance – Beda Klee s’est par exemple offert deux fois d’affilée l’enchaînement des sept sommets de Churfirsten avant de dominer le Nordic Weekend d’Andermatt – la Suisse débarque donc à Ruka avec un double objectif : rester une nation de podiums en sprint et relais, et combler peu à peu le retard sur les grandes épreuves de distance.
Dans le froid finlandais, ce premier week-end dira si la « petite révolution » helvétique peut s’inscrire dans la continuité de l’hiver dernier… ou si le plus dur commence maintenant.
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