Ski de fond : « Il y a eu de bonnes choses, mais aussi des déceptions », confie Victor Lovera
La saison 2025/2026 est une saison de découverte pour Victor Lovera. Le Chartrousin de 25 ans entamait pour la première fois de sa carrière une saison complète sur le circuit coupe du monde, avec l’exigeant début de saison en Scandinavie.
Pendant les fêtes de fin d’année, il participait également à son premier Tour de Ski, qu’il a terminé à la 37e place au classement général. Pour Nordic Magazine, Victor Lovera est revenu sur ce début de saison et sur ses objectifs à venir.
- C’est votre première saison complète en coupe du monde. Comment avez-vous vécu ce début de saison ?
Oui, c’était vraiment particulier, parce que c’était ma première fois à Ruka, en Scandinavie. Le niveau est dense, il y a beaucoup de coureurs de haut niveau, et tout le monde arrive avec les mêmes objectifs. Pour moi, il y avait beaucoup de nouveautés, comme mon premier skiathlon en coupe du monde [à Trondheim, Ndlr]. C’était un début de saison riche en apprentissages.

- Avec toutes ces nouveautés, êtes-vous satisfait de vos performances jusqu’à présent ?
C’est un peu mitigé. Il y a eu de bonnes choses, mais aussi des déceptions. Par exemple, les 10 km skate à Trondheim et Davos étaient des courses importantes pour moi, et je n’ai pas réussi à performer comme je l’espérais [25e et 34e, Ndlr]. Tout ne s’est pas aligné, et j’ai un peu vécu ces courses comme des échecs.
« Au final, malgré les hauts et les bas, je reste satisfait de mon parcours »Victor Lovera à Nordic Magazine
- C’est un format important pour vous en vu des Jeux olympiques.
C’est un format que j’affectionne particulièrement, et c’est aussi un format olympique. L’an dernier, j’avais bien réussi sur ce type d’épreuve [7e aux Rousses et 13e à Cogne, Ndlr], et cette saison, il n’y a que très peu d’occasions de briller sur ce format en coupe du monde. J’avais donc vraiment à cœur d’y être performant.
- Y a-t-il eu des moments positifs malgré ces difficultés ?
Oui, il y en a eu. À Ruka, sur la mass-start [13e, Ndlr], je me suis senti vraiment bien et j’ai pu me battre pour un bon résultat. Même sur le skiathlon, c’était une expérience nouvelle qui m’a appris beaucoup. Au final, malgré les hauts et les bas, je reste satisfait de mon parcours, surtout si je compare avec l’an dernier où je n’étais pas à ce début de saison, j’étais encore en coupe de France.

- Parlons du Tour de Ski, votre première participation. Qu’est-ce qui vous a le plus marqué ?
Le Tour de Ski a été très exigeant. J’étais assez fatigué en arrivant, et je suis même tombé malade, ce qui n’a pas facilité les choses. Même motivé, je n’étais pas dans ma meilleure forme et j’ai eu des soucis respiratoires liés à l’asthme. Certaines épreuves ne me convenaient pas trop, mais je voulais absolument terminer le Tour. C’est une épreuve mythique, et c’était important pour moi de la vivre.

- Comment évaluez vous votre performance sur ce Tour ?
Finir aux portes du top 20 sur la montée finale reste une petite satisfaction. Les sensations n’étaient pas parfaites tout au long du Tour, mais j’ai réussi à m’accrocher. C’était aussi motivant de partager le podium de Jules [Lapierre], un ami Chartrousin, sur l’Alpe Cermis. Ces expériences me servent pour l’avenir.
« Même quand les courses ne se passent pas comme je le veux, j’essaie de garder à l’esprit que ces difficultés font partie du chemin »Victor Lovera à Nordic Magazine
- Comment gérez-vous mentalement ces périodes plus difficiles ?
Je me concentre sur la progression et sur le plaisir de m’entraîner. Même quand les courses ne se passent pas comme je le veux, j’essaie de garder à l’esprit que ces difficultés font partie du chemin. Il faut identifier ce qui ne va pas, travailler dessus et continuer à avancer. C’est ce qui me permet de garder la motivation. J’ai aussi la chance de faire partie de l’équipe de France Douane depuis cette saison, ce qui m’aide énormément pour rester serein et me projeter sur la suite.
- Quels sont vos objectifs pour la suite de la saison ?
L’objectif principal reste les Jeux olympiques, notamment le 10 km skate. Même si la sélection officielle n’est pas encore connue, c’est clairement mon objectif. Ensuite, il y aura le 50 km skate à Oslo, une course mythique qui me motive chaque jour à m’entraîner et à chercher des améliorations.
A lire aussi
Les cinq dernières infos
- Ski de fond : Didrik Toenseth annonce sa retraite à l’issue de la saison
- Biathlon : Suvi Minkkinen dit-elle déjà adieu au gros globe de cristal après sa contre-performance sur l’individuel court de Nove Mesto ?
- Biathlon | Nove Mesto : les listes de départ du relais mixte simple et du relais mixte
- Biathlon | Eric Perrot, Julia Simon et Lou Jeanmonnot au repos : les compositions du relais mixte et du relais mixte simple français de la coupe du monde de Nove Mesto
- Biathlon | « Le résultat reste la course d’un jour, j’ai vraiment conscience de ça » : pas d’enflammade pour Justine Braisaz-Bouchet après son succès de l’individuel court de Nove Mesto
































