Ski de fond | dopage : le sulfureux Dr Schmidt devant ses juges

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SKI DE FOND | DOPAGE – Le procès du Dr Schmidt a débuté mercredi en Allemagne.  Le médecin est jugé pour avoir dirigé un réseau mondial de dopage sanguin auquel ont fait appel des fondeurs et des cyclistes.

 

Le procès du médecin allemand Mark Schmidt, accusé d’être l’instigateur d’un vaste réseau de dopage impliquant des cyclistes et des fondeurs, par transfusion sanguine, a débuté à Munich.

On se rappelle qu’en plein Mondiaux de Seefeld, cinq athlètes avaient été arrêtés. Les skieurs en question étaient le Kazakh Alexei Poltoranin, les Estoniens Karel Tammjärv et Andreas Veerpalu (déjà mêlé à une affaire de dopage en 2013 mais blanchi par le TAS), les Autrichiens Dominik Baldauf et Max Hauke. Personne n’a oublié la vidéo où l’on voyait ce dernier, jeune skieur de 26 ans inconnu du grand public, effectuer sur lui-même une transfusion sanguine.

Ainsi avait éclaté en plein jour l’affaire dite « Aderlass » (« saignée » en allemand).

Au total, 23 athlètes de huit nationalités différentes ont été identifiés, dont l’ancien biathlète italien Daniel Taschler. On peut aussi citer Johannes Dürr, membre de l’équipe nationale de ski de fond autrichienne, lanceur d’alerte après avoir aidé le Dr Schmidt à faire prospérer son commerce. Faire appel au service du médecin coûtait entre 5 000 et 15 000 euros – dans des cas exceptionnels jusqu’à 30 000 euros.

L’accusation a rassemblé de très nombreuses preuves, dont 40 sacs de sang congelé que la police a trouvés et qui étaient destinés à la transfusion. Mark Schmidt comparaît avec quatre coaccusés (un entrepreneur en BTP, une infirmière, son père et une personne travaillant dans le paramédical). Hier, chemise bleue et pantalon clair, il n’a pas souhaité s’exprimer.

En Autriche, plusieurs sportifs et un technicien ont déjà été condamnés à des peines de prison avec sursis.

 

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Le procès qui suscite un grand intérêt auprès du grand public et des médias, doit durer vingt-six jours. S’il est reconnu coupable, Schmidt risque jusqu’à dix ans d’emprisonnement. De plus, il ne pourrait plus exercer..

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