Ski de fond | dopage : Max Hauke parle

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SKI DE FOND | DOPAGE – On appelle cela un scoop. Le journal suédois Expressen a retrouvé Max Hauke. L’Autrichien qui a été arrêté à Seefeld puis condamné à cinq mois de prison avec sursis par le tribunal d’Innsbruck pour s’être dopé donne sa version des faits.

 

Max Hauke : « J’ai fait l’erreur de ma vie »

Dimanche soir, le journal suédois Expressen a publié une interview de l’ancien fondeur autrichien Max Hauke . Un scoop qui n’a pas été simple à obtenir. Plusieurs mois ont été nécessaires pour retrouver puis convaincre Hauke de parler.

Personne n’a oublié la vidéo publiée lors des Mondiaux de Seefeld dans laquelle on le voit effectuer une autotranfusion sanguine.
 

 
« Avant cette vidéo, je pense que tout le monde me considérait comme un gars sympa. Mais depuis, les gens pensent de moi que je suis un monstre qui s’est dopé », déclare notamment le jeune homme de 27 ans.

Il évoque les Jeux olympiques de Sochi. Puis, un fait qui aurait dû le mettre en garde. Le 23 février 2014, en marge des JO, son compatriote Johannes Dürr avait été arrêté pour dopage  à l’EPO, à l’hormone de croissance et à l’autotransfusion.

«  Et j’ai fait l’erreur de ma vie », reconnaît l’intéressé. Dans sa tête, une drôle d’idée a germé. Pour lui, tricher était nécessaire pour réussir. Après tout, c’est ainsi que Dürr avait gravi les échelons.

 

Ma mère m’a dit que je serai toujours son enfant

Il a donc fait appel au peu fréquentable Dr Mark Schmidt. Du printemps 2016 à février 2019, Max Hauke ​​s’est dopé de manière continue, avec pour nom de code Moritz. Il payait 10 000 euros par saison.
 

 
A Expressen, il décrit les effets : sur un 15 km, il gagnait 40 secondes. Lors d’une course à Davos, afin de ne pas être soupçonné, il confie même avoir levé le pied pour terminer à une place plus en adéquation avec son niveau.

Mais sa prudence ne l’a pas mis à l’abri. Max Hauke n’a pas oublié le jour où la police a franchi la porte de son hôtel afin de l’arrêter. « Ce fut la seconde la plus difficile de ma vie », avoue-t-il. Il entend encore le bruit de la porte.

Surtout qu’aucun de ses proches n’est, selon lui, au courant qu’il triche depuis plusieurs années. « Même ma copine ne savait pas que, depuis ce jour, j’avais toujours deux téléphones portables », précise-t-il. Il parle enfin des larmes de sa mère. « Elle m’a dit que ce que j’avais fait était mal, mais que je serai toujours son enfant. »

 

« Je n’avais plus besoin de mentir »

Avec la police, Max Hauke a voulu coopérer. « J’ai tout de suite décidé de tout te dire. C’était ma seule chance. Et c’était comme m’alléger d’un poids énorme. Je n’avais plus besoin de mentir »

Dernière question de nos confrères : «Y aura-t-il des tricheurs sur la ligne de départ à Ruka ? ». Réponse de l’ancien skieur condamné à cinq mois de prison avec sursis et une amende de 480 euros d’amende pour « fraude sportive grave » : « Je ne sais vraiment pas … mais non, je ne pense pas que tout le monde soit complètement propre. »

 

Photo : Capture d’écran Expressen

 

 

 

 

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