Ski de fond | Equipe de France : comment va Jules Lapierre ?

SKI DE FOND - Absent des stages de préparation avec l’équipe de France de ski de fond, Jules Lapierre est arrivé vendredi à Cap Breton pour soigner une blessure au talon d’Achille.
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SKI DE FOND – Absent des stages de préparation avec l’équipe de France de ski de fond, Jules Lapierre est arrivé vendredi à Cap Breton pour soigner une blessure au talon d’Achille.

 

Ski de fond : des nouvelles de Jules Lapierre

A son grand désarroi, il a manqué les derniers stages de l’équipe de France de ski de fond, en ce moment à Tignes, et fera certainement une croix sur le début de la coupe du monde. Mais Jules Lapierre, auteur d’une dernière saison exceptionnelle, doit composer avec une blessure qui dure au tendon d’Achille.

Le fondeur du SN Chartrousin a posé, ce vendredi, ses valises à Cap Breton pour deux semaines de rééducation. Histoire de soigner son mal… Entretien avec le jeune fondeur qui garde sa motivation intacte.

 

  • Jules Lapierre, vous ne participez pas au stage d’altitude à Tignes avec l’équipe de France de ski de fond en ce moment. La faute à une blessure au talon qui vous pose souci depuis quelques mois. De quoi s’agit-il plus précisément ?

En fait, c’est une fissure dans le tendon d’Achille avec du liquide inflammatoire à l’intérieur. Au final, ça créé une tendinopathie qui dure depuis la fin de l’hiver dernier et que je n’arrive pas à faire passer malgré des soins. Je ne peux que faire de la karacho ou du vélo pour éviter les douleurs…

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Jules Lapierre lors de son titre mondial U23.

 

Cette blessure est arrivée progressivement durant cet hiver. J’étais fatigué mais ne me suis pas trop écouté. J’aime skier avec des chaussures serrées, ce qui n’a sans doute pas amélioré les choses et je n’ai pas arrêté assez tôt. Peut-être que si j’avais fait plus attention, disputé moins de courses, j’aurais peut-être mieux récupéré mais je ne le saurai jamais.

 

« Je préfère m’attendre à une saison blanche »

 

  • Comment dès lors arrivez-vous à poursuivre votre préparation pour l’hiver prochain ?

En faisant du vélo et de la karacho essentiellement. Je fais beaucoup de gainage, de muscu aussi et de la natation. Mais je dois aller à la piscine Grenoble et depuis Autrans, ce n’est guère pratique.

Par contre, côté positif, j’ai découvert et progresser dans ce sport d’où je partais de loin tellement j’étais nul (rires) ! J’ai beaucoup nagé cet été et je suis en train de tout reperdre. J’y ai découvert des compétences utiles en termes de respiration.

 

  • Savez-vous quand vous serez d’attaque pour la coupe du monde de ski de fond ou vous attendez-vous à une saison blanche ?

Pour l’instant, je préfère m’attendre à une saison blanche pour ne pas être trop déçu. A chaque fois que je pensais guérir le mois suivant, que je me projetais vers une amélioration, ça ne se soignait pas et j’étais déçu…

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Jules Lapierre (FRA) à Lillehammer (NOR) © Modica/NordicFocus.

Ce qui est certain, c’est que c’est mort pour le début de saison. J’espère peut-être revenir pour le mois de février sachant qu’il me faudra au moins un mois de préparation avant de remettre un dossard.  Et refaire du spécifique à haute intensité…

 

  • Avez-vous un calendrier en tête pour la reprise ?

En fait je viens d’arriver à Cap Breton (centre de rééducation fonctionnelle, NDLR). L’essentiel ici, c’est de guérir complétement durant mes deux semaines de soins. On verra ce que ça donnera, c’est la première venue pour moi ici.

 

 

  • Et mentalement, comment gérez-vous ce temps faible ?

Comme c’est aussi la première blessure pénalisante que j’affronte, ça fait bizarre de ne pas pouvoir s’entraîner normalement l’été et l’automne..

J’essaye de faire des choses différentes comme de la menuiserie, de consacrer du temps à autre chose que la préparation ou la saison de ski. Je lis davantage, regarde plus de films. J’ai pas trop le moral mais c’est normal. Mais je reste positif car il y a plus de motivation que de baisse de moral.

 

  • Quand vous vous retournez sur votre hiver dernier exceptionnel marqué par un titre aux mondiaux U23, de très belles performances sur la coupe du monde ou encore le meilleur classement français sur le Tour de ski, on imagine que cela vous donne du courage non ?

Oui carrément. ça me conforte dans l’idée que j’étais sur une bonne lancée que je retrouverai une fois guéri. J’ai encore envie de montrer mieux que ça, de progresser encore. Ce bilan me donne de la confiance pour la suite.

Je me dis aussi que cette pause forcée va permettre à mon corps de se reposer, de récupérer des efforts fournis toutes ces années.

 

  • Et les copains du ski alors ?

Régulièrement je reçois des messages de Jean-Marc Gaillard, des coups de fil de Maurice Manificat, des coachs aussi bien sûr ; je vois souvent Clément Parisse, Lucas Chanavat, Jean Tiberghien. Je garde bien le lien sans pour autant partager les stages avec eux. Ça me motive encore plus pour revenir…

 

Photo : Nordic Focus

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