Ski de fond : « On peut mener une vie en dehors du sport tout en restant performant » assure Armand Duplantis
Lorsque la fondeuse suédoise Frida Karlsson a publié sur Instagram une réflexion sur la manière de s’entraîner, elle ne s’attendait sans doute pas à recevoir le soutien du recordman du monde de saut à la perche Armand Duplantis. « J’avais besoin de le faire. C’est ma responsabilité envers la prochaine génération », a confié Armand Duplantis au quotidien Expressen.
Le message de la fondeuse de 26 ans, posté le 17 septembre, appelait les athlètes à oser suivre leur propre voie plutôt que de se conformer à des modèles figés. Son texte a largement circulé dans le monde du sport.
« Avec toutes les théories, la recherche et l’optimisation, les athlètes ressemblent davantage à des machines qu’à des êtres humains. Ce côté sauvage me manque : l’envie d’essayer, d’échouer, d’apprendre. Le sport devrait être libre et ludique, comme une danse sans chorégraphie », écrivait-elle sur Instagram.
Parmi ceux qui ont salué cette prise de position, Armand Duplantis n’a pas hésité à faire part de son accord. « Je suis d’accord avec Frida. Et je pense être un très bon exemple de la façon dont on peut mener une vie en dehors du sport tout en restant performant. Les gens ne comprennent pas à quel point être heureux et avoir une vie équilibrée améliore la performance. Il ne suffit pas de s’entraîner dur et de suivre un programme. Être un robot n’apporte aucun avantage. »

Les propos de la Scandinave ont également trouvé écho chez plusieurs fondeurs norvégiens. Even Northug et Harald Oestberg Amundsen ont publiquement approuvé son message dans une interview à TV2.
« J’ai parfois l’impression que beaucoup de gens sont tellement obsédés par ce sujet que cela en devient une maladie. Je soutiens beaucoup cette idée. Trop de stress, de pression, de tests et de recherche peuvent gâcher une partie de la joie », expliquait Harald Oestberg Amundsen.

« Je partage cette philosophie. Je suis peut-être de ceux qui ne se laissent pas constamment influencer par les tendances. Je prends les choses semaine après semaine et je me laisse guider par mon intuition. Si c’est trop strict, ça devient trop ennuyeux pour moi de continuer », racontait Even Northug.
Pour Frida Karlsson, cette discussion dépasse son cas personnel. C’est un sujet commun à tous les sportifs. « Beaucoup de gens ont partagé mes réflexions, cela a suscité beaucoup d’intérêt. C’est une question à laquelle je pense depuis longtemps. C’est ce que je défends, et je veux le transmettre », a-t-elle conclu.
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