Ski de fond : Gérard Agnellet quitte e-liberty ski team

SKI DE FOND - L’édition des 40 ans de la plus grande course de ski de fond en France, La Transjurassienne, a été remportée par Robin Duvillard devant Gérard Agnellet et Benoît Chauvet.
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SKI DE FOND – Comme annoncé sur ses réseaux sociaux, le fondeur du e-liberty ski team, Gérard Agnellet a annoncé quitter son équipe pour continuer seul. Explications.

 

Ski de fond : Gérard Agnellet quitte son team

C’est désormais officiel depuis ce lundi 12 août, Gérard Agnellet quitte le e-liberty ski team pour se lancer en solitaire. Se lancer, oui. Mais le fondeur de 27 ans qui a passé toute sa vingtaine au cœur de cette équipe ne compte pas chuter en plein vol.

La tête sur les épaules, un esprit reposé et plein d’objectifs, le second du dernier classement général FIS Wordloppet Cup revient avec Nordic Magazine sur ce choix et sur le prochain hiver, son premier en (presque) solitaire. Entretien.

 

  • Bonjour Gérard, la première question qui nous vient évidemment en tête est : pourquoi ce choix ?

C’est un peu compliqué… C’est vraiment pour des raisons diverses et personnelles. En aucun cas, je suis parti en mauvais termes avec les copains. Je m’entends toujours très bien avec eux mais ce sont plusieurs petites choses qui font que, aujourd’hui, je n’aurais pas pu refaire une saison dans cette structure.

 

  • On se doute qui si vous quittez cette équipe, ce staff et toute cette organisation, il y a bien une raison ? Objectifs personnels ? Différends ?

J’ai décidé de quitter l’équipe car je sentais que j’avais besoin d’être un peu tout seul, de prendre plus en main ma carrière et de base mon entraînement sur le plaisir. Je veux faire les choses selon mes envies. J’ai fait le travail pendant 7 ans et ça ne m’a posé aucun problème. J’ai juste l’impression d’être arrivé au bout de ce cycle.

 

 

  • Vous n’éprouviez donc plus de plaisir à vous entraîner ?

Non, non je prenais toujours du plaisir, sinon j’aurais pas continué autant d’années. Je ne sais pas si c’est lié à mon âge ou aux arrêts de carrière de Damien (Tarantola), d’Antoine (Agnellet), d’Ivan (Perrillat-Boiteux), de Mickaël (Philipot). Aujourd’hui, j’étais le plus vieux du groupe. Il y a trois ou quatre ans je ne me posais pas la question mais j’ai peut-être pas les mêmes objectifs sportifs, professionnels et les mêmes attentes qu’avant.

 

” Si la solitude me pèse, il y aura toujours un peu de monde ici “

 

  • Ce choix, depuis quand y réfléchissez-vous ? Avez-vous peur de le regretter par la suite ?

Je suis totalement conscient des risques et de tous les inconvénients de ce choix de partir seul. Je sais aussi très bien qu’il y a plus de chances que je ne réussisse pas, que je n’aie pas le même niveau. Mais en tout cas, c’est un choix que je vais totalement assumer.

Peut-être que dès ce printemps je serai le premier à revenir frapper à la porte pour rentrer dans l’équipe et me rendrait compte de mon erreur. Pour le moment, j’assume parfaitement mon choix et ma décision est prise depuis début juillet. En un mois et demi, tout s’est bien passé.

 

  • Vous vous entraînerez et vous préparerez donc tout seul pour l’hiver prochain ?

Non. Même si j’ai fait tout le mois de juillet tout seul, je sais que je serai toujours aidé par mon club de La Clusaz, le comité Mont-Blanc, ma marque de ski et mes partenaires. Je vais quand même me rapprocher de mon club et c’est Fabien Fournier qui va me faire une trame et me suivre la saison prochaine.

Gérard Agnellet, ici aux championnats de France des clubs des Fourgs, avec la combinaison de son club du CS La Clusaz

Ils savent ce dont j’ai envie et il y a de grandes chances que je passe par des moments difficiles, et j’ai besoin de quelqu’un pour me suivre, que je ne fasse pas n’importe quoi.

 

  • Financièrement on se doute que c’est aussi un choix important. Recherche sponsors ou déjà trouvés ?

C’est une saison qui risque de me coûter cher. Après, je vais aller sur les premières coupes de France avec mon club, et ensuite je me rapprocherai du comité pour faire un ou deux stages sur neige à l’automne. Je n’ai pas prévu d’ici là de faire des stages. Le volume sera fait à la maison car financièrement, c’est sûr que c’est compliqué.

Aujourd’hui, je n’ai pas fait de dossier de sponsoring et n’ai ni trouvé de partenaires financiers pour m’accompagner dans ma saison mais c’est sûr que je vais sûrement faire un petit appel, essayer d’en trouver.

 

  • Avez-vous déjà en tête un circuit, ou quelques courses, qui guideront votre prochaine saison ?

Mon objectif principal sera de faire les sélections pour la coupe du monde et la coupe d’Europe en début de saison. Après, en fonction du résultat et si ça passe pour moi, j’aimerai me fixer les plus belles longues distances en skate, en France. L’objectif principal dans cette catégorie est vraiment la Transjurassienne, LE gros objectif de cet hiver (il avait terminé deuxième sur l’édition 2018).

SKI DE FOND - L’édition des 40 ans de la plus grande course de ski de fond en France, La Transjurassienne, a été remportée par Robin Duvillard devant Gérard Agnellet et Benoît Chauvet. Gérard Agnellet, 2e de la dernière édition, fait déjà de la Transjurassienne son plus gros objectif de l’hiver prochain

J’aimerai la préparer et donc peut-être faire la Bornandine, le marathon de Bessans et la Foulée pour la préparer. J’aimerai vraiment toutes les faire en skate cet hiver, en essayant d’en gagner le plus possible.

 

  • Les prochaines échéances pour vous ? De la préparation en ski-roues ou des cross/trail pour goûter un peu à la compétition ?

Je ne serai pas sur les championnats de France de ski-roues car il y a le Bélier (trail de 27 km, NDLR) à La Clusaz que je n’ai pu courir qu’une fois en huit ans. C’est une course qui me tient à cœur et j’ai envie de la faire. Avant ça, je serai peut-être ce samedi sur le Kilomètre Vertical de Manigod (3e l’an dernier).

Après, je vais sûrement refaire un ou deux KV ou un 10km à pied. Je vais plus axer sur la course à pied que sur le ski-roues où j’irai sans doute sur le Challenge Vincent Vittoz à la mi-octobre, mais rien de plus.

 

  • Quel est le programme maintenant pour cette journée ?

Ce matin je me suis entraîné. Lucas Chanavat a invité chez lui Loïc Guigonnet, Arnaud Du Pasquier et Louis Schwartz donc on va faire la semaine d’entraînement ensemble et on va aller courir cet après-midi.

Gérard Agnellet, le Cluse, et Lucas Chanavat, le Bornandin, sont très amis dans la vie. Ici, en 2015…

Et puis je ne suis pas à plaindre car dans mon club il y a Hugo Lapalus ou encore Jules Chappaz donc ils m’envoient leur programme et dès que je suis disponible et eux dans le coin on partagera des séances ensemble. Si la solitude me pèse, il y aura toujours un peu de monde ici pour s’entraîner à plusieurs.

 

Photos : Nordic Magazine

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