Ski de fond : les confidences du patron des Bleus au matin du début de la coupe du monde
À l’heure d’ouvrir la coupe du monde de ski de fond à Ruka (Finlande), le patron du ski de fond français, Olivier Michaud, dresse un état des lieux des forces tricolores. Il revient sur les enseignements du week-end de Beitostølen (Norvège), où les Bleus ont enfin pu se mesurer à la concurrence, et détaille les ambitions fixées pour bien lancer l’hiver au micro de Nordic Magazine.
- Comment se présente l’équipe de France à Ruka ?
On sort d’un très bon camp d’entraînement à Bessans. Les athlètes sont plutôt en rythme, ce qui est une bonne chose, surtout à cette période de l’année. Les courses de Beitostølen ont aussi été intéressantes : il y a eu de très jolies performances. Les Norvégiens trustent beaucoup de choses comme d’habitude, mais la densité sportive était bien là. Il me semble qu’on a une équipe qui part dans le bon rythme, mais c’est la coupe du monde de Ruka qui nous donnera les vrais repères.

- Quels sont les objectifs pour cette saison, en particulier avec les Jeux olympiques en ligne de mire ?
Il va falloir que les athlètes marquent les esprits très vite dès les premières coupes du monde, et ensuite qu’ils enchaînent. Pour le moment, on est assez focus sur le premier bloc : Ruka, puis le bloc scandinave de trois semaines et Davos. Cela déclenchera également les premières vagues de sélection pour le Tour de Ski.
« Chaque détail comptera pour être performant »Olivier Michaud à Nordic Magazine
- C’est un passage toujours important…
Oui, le Tour de Ski est un moment clé, l’enchaînement des courses et la capacité à performer sont essentiels. On espère vraiment sortir un beau Tour, pour déjà avoir une petite idée des athlètes qui s’orienteront vers les Jeux. La décision finale sera prise vers le 20 ou 23 janvier.

- Les Mondiaux de Trondheim avaient laissé l’équipe proche des podiums, mais sans médaille. Quel cap reste-t-il à franchir ?
Il y a beaucoup de facteurs qui ont joué à Trondheim : les conditions de neige, des petits détails de piste, mais ça vaut pour tout le monde. On a été un peu fébriles sur des aspects minimes. Encore une fois, les championnats du monde ne sont pas réussis si l’on rentre sans médaille, même si nous avons montré que l’équipe de France est compétitive. Être proche du podium, ça veut dire qu’on est là, mais qu’on n’a pas transformé. Ces expériences vont nous aider pour l’année olympique : faire ces petits réglages de sérénité, bien se concentrer sur nos objectifs, chaque athlète, filles, garçons, staff. Chaque détail comptera pour être performant.
« Ils ont un seul objectif : être meilleurs que les étrangers, pas se comparer entre eux »Olivier Michaud à Nordic Magazine
- Quel regard portez-vous sur le groupe masculin à l’aube de la saison ?
On a vu une belle densité à Beitostølen. Ils ont un seul objectif : être meilleurs que les étrangers, pas se comparer entre eux. Cette concurrence interne est saine et stimulante. Nos athlètes sont aujourd’hui hyper polyvalents en classique, sprint et skate. C’est une force majeure. Ils cherchent la performance, pas à être meilleurs que quelqu’un en interne. C’est bénéfique pour tout le monde.

- Chez les filles, c’est un groupe réduit qui se présente à Ruka avec Delphine Claudel qui revient après une saison quasi-blanche et Léna Quintin. Comment abordent-elles cette reprise en coupe du monde ?
Delphine [Claudel] a fait une saison blanche, et c’est toujours extrêmement difficile de retrouver ses repères. Ses deux courses [à Beitostølen, NDLR] ont été encourageantes, et je pense qu’elle aborde la coupe du monde de Ruka avec la confiance nécessaire pour affronter ses premières courses de la saison. Pour Léna [Quintin], j’ai trouvé sa course sur la distance très intéressante. Cela donne une indication précise sur son niveau de forme du moment. Elle aussi est prête à prendre le départ à Ruka dans de bonnes conditions.
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