Ski de fond | Johannes Hoesflot Klæbo : « Lucas Chanavat est mon ami » [1/2]

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SKI DE FOND – Johannes Hoesflot Klæbo, la star du ski de fond mondial, s’exprime en exclusivité pour Nordic Magazine. Le champion norvégien évoque sa domination en sprint, son rapport à la défaite et parle son amitié avec le Bornandin Lucas Chanavat, pourtant son rival l’hiver dernier.

 

C’est tout simplement le meilleur fondeur du monde. Même s’il a perdu son trône au général de la coupe du monde l’hiver dernier, au profit de son rival russe Alexander Bolshunov, le Norvégien Johannes Hoesflot Klæbo, 23 ans, est le boss du circuit. Par ses performances et ce qu’il dégage.  Comme son compatriote Petter Northug Jr. a pu l’être par le passé.

Première partie de l’entretien exclusif qu’il a accordé à Nordic Magazine.

 

  • À tête reposée, quel bilan faites-vous de votre hiver dernier ?

Je suis vraiment très content de la saison dans son ensemble. J’ai terminé sixième mondial en distance, c’est trois places de mieux que l’hiver d’avant ! Je suis deuxième au classement général de la coupe du monde. J’ai réussi à maintenir mes qualités de sprinteur : c’était un objectif parce que je pense que les courses de distance exigent d’être bon sprinteur pour le finish. Plusieurs de ceux contre lesquels j’ai concouru pour le gros globe de cristal [de lauréat du classement général de la coupe du monde, ndlr.] ont globalement connu des résultats opposés aux miens en sprint.

 

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Johannes Hoesflot Klaebo (NOR) – Modica/NordicFocus

 

  • Venons-en, justement, au sprint : vous y êtes resté invaincu la saison passée. Qu’est-ce qui fait votre force dans cet exercice ?

Le sprint, c’est beaucoup d’improvisation. Vous pouvez skier vite sur 1,3 kilomètre, mais vous ne savez jamais ce que vont faire vos adversaires lors d’une manche. La chose la plus importante est donc de faire ce que l’on sait faire en fonction du comportement des autres skieurs. Vous avez peut-être un plan préétabli avant le départ mais vous devez toujours vous en écarter selon les circonstances de la course. La confiance en soi est peut-être la chose la plus importante à avoir sur la ligne de départ.

 

« Cet hiver, je dois vraiment faire attention à ne pas être battu par Lucas Chanavat ou l’un des autres Français. »

 

  • Imaginez-vous le jour de votre défaite ?

Quand je prends le départ d’une course de ski de fond, c’est pour la gagner. Le jour où je ne serai plus assez fort pour l’emporter, je devrais m’interroger : ai-je mal fait ou suis-je devenu trop vieux ? Il me reste encore quelques années avant d’atteindre le sommet de ma carrière sportive.

 

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Lucas Chanavat (FRA), Johannes Hoesflot Klaebo (NOR) – Modica/NordicFocus

 

  • Que pensez-vous du Français Lucas Chanavat, sans doute le plus farouche de vos adversaire au cours de l’hiver passé ?

J’ai un grand respect pour Lucas. Nous sommes vraiment de bons amis et nous partageons un intérêt commun pour la photo et la vidéo. Nous nous entraînons aussi parfois ensemble à Skeikampen l’hiver et nous avons fait de bonnes séances sur le Sognefjellet au début du mois de juin. Cet hiver, je dois vraiment faire attention à ne pas être battu par lui ou l’un des autres Français.

 

> La seconde partie de notre entretien

 

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Photos : Nordic Focus et Instagram Johannes Hoesflot Klæbo.

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