Ski de fond : la présence de Saveliy Korostelev diversement appréciée
Dossard 54, le Russe Saveliy Korostelev a terminé 52e de la qualification du sprint de l’étape de coupe du monde de ski de fond de Davos (Suisse), à 8,32 secondes du Français Lucas Chanavat. Sa présence sur la scène internationale suscite une attention particulière au sein du peloton.
« Tout le monde sait qu’il est jeune et très fort. Il a déjà battu Bolshunov à plusieurs reprises et il affiche un niveau impressionnant. Mais, honnêtement, il est difficile de dire ce qu’il sera capable de faire ici. La pression est forcément énorme : tous les regards sont braqués sur lui, les journalistes, le public, tout le monde l’observe. Et en Russie, on attend de lui une grande performance. J’espère qu’il pourra exprimer pleinement son potentiel », déclarait ces derniers jours Marcus Kramer, ancien entraîneur de l’équipe russe, aujourd’hui coach des Italiens.
Autorisé à concourir sous statut neutre, le jeune athlète ne laisse en tout cas pas indifférents les acteurs du ski de fond.

Interrogé par la SVT, le Norvégien Emil Iversen estime ainsi qu’une concurrence renforcée est bénéfique pour la discipline : « D’un point de vue purement sportif, c’est positif. »
Le Suédois Edvin Anger, l’un des leaders de la nouvelle génération, s’est également montré ouvert à l’idée de retrouver une opposition plus large, rappelant que se confronter aux meilleurs fait partie intégrante du haut niveau.
D’autres voix se montrent plus réservées. Toujours interrogée par la chaîne publique, Maja Dahlqvist reconnaît que le contexte reste délicat : « C’est étrange qu’ils soient de retour alors que la situation dans le monde est ce qu’elle est, mais s’ils remplissent les critères fixés, ils ont aussi le droit d’être là. »
En Norvège, TV2 indique que le retour des Russes, même sous drapeau neutre, soulève des questions éthiques. « Il y aura forcément des réactions », résume un intervenant cité par la chaîne, soulignant que le débat dépasse le strict cadre sportif.
De son côté, Saveliy Korostelev dit aborder ce retour avec sérénité, même s’il a conscience de la portée symbolique de sa participation. « Bien sûr, il y aura des réactions. J’espère qu’elles seront positives », confiait-il avant la course.
Selon le média russe Rbc.ru, le skieur a par contre affiché une position claire face aux questions qui entourent sa participation à la coupe du monde. Interrogé par des journalistes, il a demandé à ne pas être interrogé sur des sujets politiques, soulignant sa volonté de se concentrer sur son sport. « Je suis un athlète neutre. Le sport, ce n’est pas la politique. Ne me demandez pas à ce sujet », a-t-il déclaré, avant d’ajouter qu’il était « heureux d’être ici » et qu’il espérait une atmosphère amicale avec ses concurrents, avec lesquels il avait déjà eu des échanges positifs. Il a également exprimé sa curiosité de mesurer son niveau face au peloton international, affirmant vouloir montrer qu’il est prêt à se battre au plus haut niveau.

Ce samedi, il n’a pas été qualifié pour les phrases finales. Plus tôt dans la journée, sa compatriote Dariya Nepryaeva a fini 39e.
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