Ski de fond : « Le but, c’est de me faire plaisir », révèle Delphine Claudel
Après plusieurs semaines loin du circuit, Delphine Claudel s’apprête à retrouver la coupe du monde ce week-end à Goms (Suisse). Un retour très attendu pour la Vosgienne, contrainte à une convalescence de plusieurs semaines (depuis la coupe du monde de Ruka fin novembre) après un œdème osseux au pied et une saison dernière tronquée par une fracture de fatigue sur l’autre pied.

« Je suis forcément hyper contente d’être de nouveau sur pied. J’ai fait toutes les bonnes choses pour être bien. Au niveau des douleurs, tout a disparu. Du coup, je suis assez sereine et je reviens sans la peur de me refaire mal pour le moment », explique-t-elle à Nordic Magazine.
Une reprise sans pression
À Goms, pas question toutefois de viser un résultat précis. La fondeuse de 29 le répète : cette coupe du monde est avant tout une étape dans sa préparation olympique. « L’objectif, c’est juste de reprendre la compétition, le rythme, l’intensité avec un dossard. On ne va pas forcément arriver préparées et en forme pour Goms, parce qu’on prépare d’autres choses un peu plus importantes [Milan/Cortina, NDLR]. Ça va être une étape pour le mois de février. »
Engagée sur la mass-start classique dimanche, Delphine Claudel veut surtout se tester. « Le but, c’est de me faire plaisir, de retrouver un ski dynamique et cette intensité avec un dossard. L’objectif, c’est d’être à 200 % avec les capacités du moment le jour J et d’aller chercher des sensations, des petits détails qui peuvent aider pour la suite. »

La période récente n’a pas été simple à gérer. La douleur, apparue avant Trondheim (Norvège), a immédiatement conduit à un arrêt total. « On a tout de suite stoppé l’activité physique, stoppé tout ce qui me faisait mal. Ça a été assez brutal, parce que j’avais très envie d’aller sur Trondheim. »
Le diagnostic – un œdème osseux, sur l’autre pied que l’an passé – a renforcé la prudence. « Je me suis dit “waouh”, il y a quand même des signaux et des alertes à prendre au sérieux. J’ai complètement arrêté de mettre de la charge dessus. Je n’ai pas skié du tout tout de suite, j’ai attendu Noël. » Un choix assumé aujourd’hui : « On ne regrette pas du tout d’avoir levé le pied et d’avoir fait attention pour que ça revienne comme il fallait. »
Retrouver l’équipe et la confiance
Au-delà du physique, ce retour en coupe du monde a aussi une forte dimension mentale. « C’est hyper important pour moi de retrouver l’équipe, de repartager ça avec les filles. Je n’ai pas fait beaucoup de coupes du monde avec les jeunes qui arrivent depuis un ou deux ans. »

À deux semaines des Jeux olympiques de de Milan/Cortina 2026, l’étape suisse doit surtout servir de tremplin. « C’est la dernière coupe du monde avant les Jeux. Il y a de l’excitation, beaucoup d’envie. Je pense que ça va être important pour retrouver un peu de confiance pour février. »
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