Ski de fond : les sprinteurs français en quête de métal
Les championnats du monde de ski de fond, débutés ce mercredi par les qualifications des courses individuelles remportées par la Lettone Baiba Bendika et le Thaïlandais Mark Chanloung, continuent ce jeudi avec la première épreuve médaillée.
Comme d’habitude, c’est le sprint, disputé en style classique cette année, qui ouvre les hostilités. Les Français viseront le podium [lire notre entretien avec l’entraîneur des tricolores, Cyril Burdet], qui leur a toujours échappé dans la discipline depuis la création.
Lena Quintin accompagnera un quatuor d’affamés composé de Valentin Chauvin, Renaud Jay, Richard Jouve et Lucas Chanavat.

Ces derniers devront faire face à une concurrence étrangère parfaitement préparée et, sur leurs lèvres, un seul nom revient : celui de Johannes Hoesflot Klæbo. « Il va être fort, surtout dans une neige qui brasse et un parcours qu’il apprécie », explique Lucas Chanavat, complété par Richard Jouve : « Mais tout est possible parce que ça va être la guerre, tout pourra se passer dans un virage, une descente ou une montée. »
Le Suédois Oskar Svensson et l’Italien Federico Pellegrino seront également de sérieux clients, comme les Russes Sergey Ustiugov ou Gleb Retivykh.
Chez les dames, Linn Svahn sera l’immense favorite, mais la Slovène Anamarija Lampic, qui vient de s’assurer le globe de la spécialité après l’annulation de plusieurs épreuves de fin de saison, sera à surveiller. « Je mets une petite pièce sur elle », parie Lena Quintin.
Des conditions particulières mais les Bleus sont prêts
Depuis quelques jours, les conditions sont particulièrement chaudes à Oberstdorf (Allemagne), obligeant l’organisation à avancer l’heure des épreuves. Ainsi, les qualifications débuteront dès 9 h et les finales à 11h30. « J’ai plutôt de bonnes sensations, on s’est bien préparés », reprend Quintin, qui va participer à ses premiers Mondiaux à 22 ans.
« Il y a beaucoup d’envie. On a pris tous les repères qu’il y avait à prendre, on a vraiment nos marques sur un site qu’on connaît bien », abonde le Bornandin Lucas Chanavat.

Le Jurassien Valentin Chauvin, qui affectionne particulièrement ce stade, décrit « un parcours assez difficile avec de bonnes bosses » tandis que Richard Jouve, en guerrier venu des Hautes-Alpes, s’attend à « un combat dans des conditions chaudes. Ça ne glisse pas trop, c’est mouillé… C’est un peu dommage d’avoir ce type de conditions pour des championnats du monde, mais il faut s’adapter ».
Pour Renaud Jay, le quatrième larron de la bande sélectionné le week-end dernier après des chronos réalisés sur cette même piste, le skieur licencié au club des sports de Megève depuis l’été dernier sera un sérieux concurrent : « Pour l’avoir vu dans la dernière bosse, je pense qu’il peut être très fort », promet-il. Réponse ce jeudi.
Les listes de départ des qualification du sprint classique des championnats du monde d’Oberstdorf (Allemagne)
Hommes
2021CC2060QUADames
2021CC2059QUA


































