Ski de fond : « Clairement, la hiérarchie sportive s’est dessinée », confie Olivier Michaud
Ce mardi, le Comité national olympique et sportif français (CNOSF) a annoncé une première vague de fondeurs et fondeuses de l’équipe de France sélectionnés pour les Jeux olympiques de Milan/Cortina 2026. Le patron des équipes de France, Olivier Michaud, est revenu pour Nordic Magazine sur les choix opérés et la logique ayant guidé cette première liste.

Chez les hommes, sept fondeurs ont été retenus : Lucas Chanavat, Jules Chappaz, Richard Jouve, Mathis Desloges, Jules Lapierre, Hugo Lapalus et Théo Schely. À l’inverse, Rémi Bourdin, Clément Parisse et Victor Lovera restent pour l’instant à l’écart. Un choix qui découle directement des performances observées sur le circuit international ces derniers mois.
« Clairement, la hiérarchie sportive s’est dessinée. La sélection olympique se fait sur la fin de saison 2025 et la saison 2026, avec des choix guidés par les résultats internationaux. Chez les garçons, au regard des performances et du ranking, les choses ont été rapides : la hiérarchie s’est imposée, sans véritable subtilité. […] Les résultats et les places qu’on peut prendre, c’est ça qui décide. »
Une sélection féminine encore à compléter
Chez les dames, quatre fondeuses ont, pour le moment, validé leur billet olympique : Delphine Claudel, Julie Pierrel, Léonie Perry et Mélissa Gal. Deux autres places seront attribuées à l’issue de la coupe du monde de Goms (Suisse), disputée ce week-end. Le rendez-vous helvétique ne sera toutefois pas l’unique critère de décision.

« La sélection va se compléter lors du week-end de coupe du monde de Goms, mais ce ne sera pas un one-shot. Ce sera un savant mélange entre l’analyse de la coupe du monde, les résultats de Goms et ceux de la coupe d’Europe [FESA Cup, NDLR], en lien avec les entraîneurs et moi-même, pour déterminer les athlètes qui viendront compléter la sélection. »
Polyvalence, formats olympiques et quête de médailles
Au-delà des classements bruts, la construction de l’équipe de France repose sur une réflexion plus globale, dictée par les exigences spécifiques des formats olympiques. Polyvalence, complémentarité et potentiel de performance restent au cœur des discussions, même si la logique sportive demeure prioritaire.

« On favorise les athlètes qui sont en capacité d’aller chercher des médailles. Quand on est dans ces spécialistes, ceux qui sont capables de jouer devant, ils sont naturellement prioritaires dans la sélection. Après, il y a aussi un choix entre la distance et le sprint, la capacité à faire du team sprint, à s’intégrer dans un relais. Il faut trouver des athlètes qui sont très forts dans leur spécialité, mais aussi capables d’être polyvalents. »
La délégation française pourrait encore s’étoffer dans les prochains jours, avec l’espoir d’un quota supplémentaire aussi bien chez les hommes que chez les femmes.
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